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Suspension de la réforme des retraites : un simulateur en préparation pour éclairer les assurés

La mise en pause du projet de loi, actée par le vote du budget de la Sécurité sociale, entraîne des ajustements techniques. La Caisse nationale d’assurance vieillesse annonce le développement d’un nouvel outil de calcul pour les pensions.
L’adoption du budget de la Sécurité sociale par les députés, mardi, a acté la suspension du projet de réforme des retraites. Cette décision, qui doit encore être validée par le Sénat, aura des répercussions concrètes sur les conditions de départ à la retraite de nombreux assurés. Pour répondre aux interrogations légitimes, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) a engagé la mise à jour de ses outils d’information, notamment de ses simulateurs en ligne.
Le directeur général de l’institution a indiqué que près de quatre cents programmes informatiques devaient être adaptés à cette nouvelle donne. Les travaux de développement ont d’ores et déjà commencé. L’un des chantiers prioritaires concerne la refonte des simulateurs permettant d’estimer sa date de départ et le montant de sa pension. Ces outils intégreront les paramètres modifiés par la suspension de la réforme.
La Cnav s’est accordé un délai de trois mois pour finaliser ces adaptations. Cette période, jugée nécessaire pour garantir la fiabilité des calculs, devrait aboutir à une mise en service des nouveaux simulateurs au plus tard au mois de mars. La promulgation définitive de la loi, attendue après les fêtes de fin d’année, explique en partie ce calendrier.
Cette suspension entraînera des conséquences démographiques et administratives significatives. Selon les projections, elle pourrait avancer le départ à la retraite d’environ soixante-dix mille personnes en 2026, ce qui représentera un surcroît d’activité pour les services de la Cnav. L’institution prévoit de renforcer ses effectifs pour faire face à cette charge supplémentaire.
Dans les faits, la mesure gèle l’âge légal de départ à soixante-deux ans et neuf mois. Le nombre de trimestres requis pour bénéficier d’une pension à taux plein est également maintenu à cent soixante-dix jusqu’au début de l’année 2028. Ces dispositions profitent notamment aux personnes nées en 1964, qui pourront partir trois mois plus tôt que prévu, et à celles nées au premier trimestre 1965, qui gagneront six mois.

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