Politique
Nicolas Sarkozy porte son combat judiciaire devant la Cour européenne des droits de l’homme

L’ancien président français conteste sa condamnation définitive dans l’affaire des écoutes, tout en faisant face à un autre procès pour financement libyen présumé.
Nicolas Sarkozy a officiellement saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour contester sa condamnation à un an de prison ferme dans l’affaire dite des écoutes. La requête, enregistrée ce mercredi, marque une nouvelle étape dans le long feuilleton judiciaire de l’ancien chef de l’État.
Le 18 décembre dernier, la justice française avait confirmé en dernière instance la peine de trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence. Depuis février, Nicolas Sarkozy purge sa peine sous surveillance électronique, avec un bracelet anti-évasion limitant ses mouvements. Son avocat avait immédiatement annoncé son intention de se tourner vers la CEDH, estimant que les droits de son client n’avaient pas été respectés lors du procès.
Cette démarche intervient alors que l’ancien président comparaît parallèlement dans une autre affaire sensible, celle du financement présumé de sa campagne de 2007 par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Il y est accusé d’avoir conclu un « pacte de corruption » avec le dictateur déchu, des allégations qu’il rejette catégoriquement depuis le début de l’enquête. Les enjeux sont lourds, avec une peine maximale de dix ans de prison et une amende de 375 000 euros à la clé.
La CEDH devra maintenant examiner la requête de Nicolas Sarkozy, un processus qui pourrait s’étaler sur plusieurs mois. L’issue de cette procédure reste incertaine, mais elle pourrait relancer le débat sur l’indépendance de la justice française et les garanties offertes aux prévenus dans les affaires politico-judiciaires.

Faits DiversEn Ligne 7 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 7 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
SociétéEn Ligne 6 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
PolitiqueEn Ligne 3 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 5 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
Faits DiversEn Ligne 6 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
SociétéEn Ligne 3 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 5 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
















