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Zverev brise la malédiction et décroche enfin Roland-Garros
Il avait perdu trois finales en Grand Chelem, deux après avoir mené au score. Cette fois, l’Allemand de 29 ans a dompté ses démons et son adversaire…

Il avait perdu trois finales en Grand Chelem, deux après avoir mené au score. Cette fois, l’Allemand de 29 ans a dompté ses démons et son adversaire italien pour soulever le trophée à Paris.
Le soulagement se lit sur son visage quand la balle de match file dans le court. Alexander Zverev s’effondre sur l’ocre parisien, celui-là même où il s’était gravement blessé à la cheville en 2022. Il venait de battre Flavio Cobolli en cinq sets 6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1 après plus de quatre heures de combat. Le N.3 mondial a enfin son premier titre du Grand Chelem. « J’ai connu les meilleurs moments de ma carrière sur ce court, mais aussi les pires », a-t-il confié après la remise du trophée. « J’ai perdu une finale ici il y a deux ans. Mais enfin, l’histoire connaît une fin heureuse. » Cobolli, beau perdant, a lui salué son ami et bourreau : « Si quelqu’un m’avait demandé qui mérite le plus ce titre, j’aurais répondu que c’était toi. »
Le match a pourtant failli basculer. Mieux entré dans la partie, Zverev a offert le break dans le deuxième set sur une double faute et une faute grossière en coup droit. Les fantômes de ses finales perdues à l’US Open 2020 et à Roland-Garros 2024 après avoir mené ont ressurgi. Dans le quatrième acte, son bras a tremblé. Breaké deux fois, il est revenu à chaque fois avant de craquer au tie-break, un exercice où il excelle pourtant Porte d’Auteuil. Cobolli, de son côté, a lutté contre des crampes au mollet. « J’étais complètement épuisé, mon corps m’a laissé tomber », a regretté l’Italien. Mais dans le set décisif, le colosse allemand a déroulé. « Mes crampes m’ont aidé à frapper plus librement et à lâcher prise », a expliqué Zverev.
Avec ce sacre, l’Allemand rejoint Andre Agassi, Goran Ivanisevic et Dominic Thiem, tous vainqueurs d’un Majeur après trois finales perdues. Il devient aussi le premier joueur de son pays à gagner à Paris depuis Henner Henkel en 1937. Pourtant, sa victoire ne fait pas l’unanimité. Visé par des accusations de violences conjugales qu’il a toujours niées, Zverev ne sera jamais aussi populaire que ses rivaux Sinner, Djokovic ou Alcaraz. Mais ce dimanche, il s’en moque. « Personne ne pourra me l’enlever », a-t-il lancé. L’histoire retiendra que la quatrième finale a été la bonne.
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