Économie
Vincent Bolloré réaffirme l’avenir de Grasset face à la contestation
_**Le milliardaire répond aux critiques d’une partie du monde littéraire, qu’il qualifie de « petite caste », et assure que la maison d’édition poursuivra son activité avec de nouveaux talents.**_
Dans un texte publié ce dimanche, l’homme d’affaires Vincent Bolloré est revenu sur la crise traversée par les éditions Grasset. Il a qualifié de « vacarme » la polémique déclenchée par le départ de son président-directeur général, Olivier Nora, et attribue cette agitation à l’influence d’« une petite caste qui se croit au-dessus de tout ». Cette prise de parole intervient alors que plus de trois cents auteurs et professionnels du livre ont réclamé, dans une tribune, l’instauration d’une clause de conscience spécifique à leur secteur.
Vincent Bolloré, dont le groupe contrôle Hachette, maison mère de Grasset, a confirmé que le différend avec Olivier Nora portait sur la date de publication du prochain ouvrage de l’écrivain Boualem Sansal. Selon lui, la direction de Hachette, propriétaire de Grasset, souhaitait une parution au mois de juin, alors que l’ancien dirigeant de la maison la projetait en fin d’année. Le milliardaire a également évoqué des « performances économiques très décevantes » et une augmentation de la rémunération de l’ex-directeur pour justifier cette décision. Olivier Nora sera remplacé par Jean-Christophe Thiery, une figure de confiance du groupe.
Malgré la vague de protestations et la défection annoncée de nombreux auteurs, Vincent Bolloré a assuré que Grasset poursuivrait son activité. Il a déclaré que les départs permettraient à de nouveaux écrivains d’être publiés et mis en lumière. Répondant aux accusations portant sur ses orientations idéologiques, il s’est décrit comme un « chrétien démocrate » et a garanti que les dirigeants de Hachette continueraient à publier tous les auteurs qui le souhaitent.
La contestation s’est amplifiée au cours du week-end. Une tribune signée par des figures majeures de la littérature appelle à la création d’un dispositif inspiré de la clause de conscience des journalistes. Les signataires estiment que les salariés de l’édition ne disposent d’aucun recours face à un changement d’orientation politico-culturelle de leur employeur, les contraignant soit à une forme de « dissonance morale », soit à un départ coûteux en droits et ancienneté. Ils jugent nécessaire de « poser une limite » face à ce qu’ils perçoivent comme une emprise idéologique dans certaines entreprises du groupe.
Cette affaire survient dans un contexte où les activités médiatiques et éditoriales de Vincent Bolloré font régulièrement l’objet de critiques. Plusieurs titres et chaînes de son groupe sont accusés par une partie de la classe politique de promouvoir des lignes conservatrices, ce que ces médias contestent. Le débat dépasse désormais le seul cadre de Grasset et interroge les équilibres entre propriété capitalistique, indépendance éditoriale et droits des salariés dans le monde de la culture.
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