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Un an de prison ferme requis en appel pour la destruction d’un olivier mémoriel

_**La cour d’appel de Paris a examiné, ce mercredi, le dossier de deux frères jumeaux accusés d’avoir abattu un arbre planté en hommage à Ilan Halimi. L’avocate générale a requis une peine d’emprisonnement ferme, retenant la circonstance aggravante d’acte antisémite.**_
Lors de l’audience, le ministère public a demandé une condamnation à un an d’emprisonnement sans sursis pour chacun des deux frères âgés de vingt ans. L’un d’eux, Brahim K., était présent à la barre, tandis que son jumeau, Ismaël K., a été expulsé vers la Tunisie après une obligation de quitter le territoire français. Les faits remontent à la mi-août dernier, lorsqu’un olivier commémoratif a été scié dans un parc d’Épinay-sur-Seine, en région parisienne. Cet arbre avait été planté en 2011 en mémoire d’Ilan Halimi, un jeune homme de confession juive mort en 2006 après avoir été séquestré et torturé.
L’enquête a permis d’établir la présence des deux frères sur les lieux au moment des faits, grâce à des relevés de téléphonie mobile. Leur implication a été confortée par la découverte de traces ADN sur des restes alimentaires retrouvés près du tronc sectionné. Une vidéo, localisée dans le téléphone d’Ismaël K., montrait par ailleurs son frère maniant une tronçonneuse à proximité de la stèle commémorative. Lors du procès en première instance au tribunal correctionnel de Bobigny, les deux hommes avaient été condamnés, l’un à une peine ferme et l’autre avec sursis, pour destruction aggravée du bien d’autrui. Le parquet avait fait appel, contestant la relaxe sur le chef de violation d’un monument commémoratif motivée par la religion.
À l’audience d’appel, Brahim K. a de nouveau nié toute connaissance de la victime et toute intention antisémite. La défense a plaidé l’absence de preuves manifestes d’une motivation religieuse ou raciste. À l’inverse, les parties civiles, représentées par plusieurs associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ont souligné la portée symbolique de l’acte. L’avocat de ces associations a rappelé le contexte, évoquant la répétition de tels actes à l’encontre d’arbres mémoriels en France et l’utilisation détournée de symboles. Il a fait référence, lors de sa plaidoirie, à la plantation récente d’un chêne dans les jardins de l’Élysée par le président de la République, à l’occasion de l’anniversaire de la mort d’Ilan Halimi.
La cour d’appel rendra son arrêt le 18 mars prochain.

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