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Un adolescent tué par balle à Nantes, deux mineurs blessés lors d’une fusillade

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Une fusillade a éclaté jeudi soir dans un quartier populaire de Nantes, faisant un mort et deux blessés chez des adolescents, dans un contexte de violences liées au narcotrafic.

Un jeune homme d’une quinzaine d’années a perdu la vie jeudi soir dans un quartier populaire de Nantes, déjà marqué fin avril par des homicides en lien avec le trafic de stupéfiants. Deux autres mineurs, âgés de 13 et 14 ans, ont été blessés lors de la même attaque. Les tirs se sont produits vers 19h30 dans un immeuble. Les assaillants, arrivés à bord d’un deux-roues, ont pris la fuite après avoir fait feu. L’adolescent décédé a été atteint d’une balle au cœur, selon des sources proches de l’enquête. Les deux autres victimes, transportées à l’hôpital, ne sont pas en danger de mort.

Le quartier de Port-Boyer, situé au nord de la ville et caractérisé par ses barres d’immeubles bordant la rivière Erdre, a été rapidement quadrillé par les forces de l’ordre. Une journaliste présente sur place a observé une atmosphère lourde, tandis que la mère de l’une des victimes, installée dans une voiture, exprimait son désespoir à voix haute. Stella, 35 ans, accompagnante d’élèves en situation de handicap sans emploi, a raconté que son fils de trois ans avait échappé de peu aux balles et que son neveu de 14 ans avait été hospitalisé après une blessure à la cuisse. « Ils allaient chez leur grand-mère ensemble. J’étais chez moi quand c’est arrivé. Un policier m’a appelée pour me ramener mon fils et m’apprendre que mon neveu était touché. Je vis un cauchemar et je suis en colère, car j’ai failli perdre mon fils », a-t-elle confié, serrant son petit garçon dont le pantalon portait des traces de sang.

Angeline, 18 ans, prothésiste ongulaire, a décrit la scène : « Nous revenions des courses avec ma mère et mon chien. Nous avons entendu une dizaine de tirs, à deux reprises. J’ai tiré ma mère pour nous réfugier dans notre immeuble. J’ai vu beaucoup de monde, des gens cagoulés et vêtus de noir, courir dans l’herbe. » Elle a ajouté que la situation s’était dégradée dans le quartier depuis quinze ans. « Les gens ont peur. Les fusillades sont fréquentes. La dernière remonte à dimanche dernier, à côté. L’après-midi, les parcs pour enfants sont vides, car les parents craignent pour leurs petits. » « Je ne me sens plus en sécurité. Petite, je sortais seule sans problème. Aujourd’hui, j’ai peur même de descendre les poubelles », a-t-elle témoigné.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez doit se rendre sur place vendredi matin. La maire de Nantes, Johanna Rolland, absente de la ville jeudi soir, a annoncé sur X qu’elle rentrait « immédiatement » pour se rendre dans le quartier. « Face à ce drame absolu, mes premières pensées vont à ses parents et aux habitants, où l’émotion est immense », a-t-elle écrit, précisant que ses adjoints à la sécurité et au quartier étaient déjà sur les lieux, aux côtés du procureur et des forces de l’ordre. Fin avril, un jeune homme avait été tué et un autre grièvement blessé dans le même secteur, des violences potentiellement liées au narcotrafic, selon le procureur de Nantes Antoine Leroy. Les deux victimes, connues de la justice, avaient été visées par un tireur armé d’un pistolet, qui avait pris la fuite.

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