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Trump menace l’Iran mais parie sur un accord après les élections
Devant l’ONU, le président américain a menacé l’Iran tout en promettant un accord après les législatives de novembre. Affaibli chez lui, il a cette fois…

Devant l’ONU, le président américain a menacé l’Iran tout en promettant un accord après les législatives de novembre. Affaibli chez lui, il a cette fois suivi son discours sans se lancer dans les passes d’armes de l’an dernier.
À la tribune des Nations unies, Donald Trump n’a pas renoncé à la manière forte. Il a prévenu qu’il pourrait « anéantir » l’Iran si la situation l’exigeait. Mais il a aussitôt ajouté croire qu’un accord serait conclu « juste après les élections », les législatives de novembre aux États-Unis. Le contraste avec l’an dernier saute aux yeux. Fini les attaques virulentes et les sorties de route. Cette fois, le président a suivi son prompteur d’un bout à l’autre, sans se laisser déborder.
Sur l’autre dossier qu’il jurait de régler vite, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, il a répété sa formule favorite, un accord tomberait « plus tôt qu’on ne le pense ». Il en a profité pour vanter son bilan, « quand d’autres parlent de paix, je fais la paix », avant de rappeler qu’il aurait employé la force pour faire de son pays « le plus puissant du monde ». Un exercice d’autant plus nécessaire qu’il traverse une passe difficile. Sa popularité s’effrite, alimentée par un mécontentement général, à commencer par l’économie.
Le reste du discours a décliné les ambitions de Washington. Le président menace d’employer la puissance militaire pour défendre ses intérêts en Amérique du sud, annonce la construction prochaine de deux bases au Groenland et prédit la chute du gouvernement communiste cubain. Sur l’intelligence artificielle, il a surpris son monde. Les documents officiels américains devraient abandonner ce terme au profit d’un autre, « super intelligence », et il refuse tout projet de régulation mené à l’échelle mondiale, alors que le sujet préoccupe beaucoup de ses concitoyens.
Fidèle à ses critiques de la gouvernance internationale, il a invité tous les États membres à quitter la Cour pénale internationale et égratigné l’Unesco au passage. Sa journée ne s’arrête pas à la tribune. Il doit signer officiellement l’accord sur le Groenland, point final d’un feuilleton diplomatique qui a parfois viré à la crise ouverte avec les Européens. Il doit aussi s’entretenir en tête-à-tête avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression américaine depuis la capture de Nicolas Maduro en janvier, puis rencontrer Volodymyr Zelensky.
La journée avait commencé par un discours très sombre du secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres, dont le second mandat s’achève en décembre, a accusé les géants du pétrole d’avoir traité l’atmosphère comme « une décharge à ciel ouvert ». À la veille d’un Conseil de sécurité consacré à l’intelligence artificielle, il a exhorté les États-Unis et la Chine à coopérer. Il a aussi braqué les projecteurs sur les Palestiniens, évoquant « le spectre d’un nettoyage ethnique » en Cisjordanie occupée, où les violences de colons extrémistes israéliens se sont intensifiées ces derniers mois. Il avait résumé son constat d’une phrase, rien ne s’améliore nulle part, et concédé n’avoir « aucun pouvoir ».
Après lui, Luiz Inacio Lula da Silva a promis d’empêcher les « ennemis de la démocratie », étrangers comme brésiliens, de peser sur le prochain scrutin. Le président de gauche brigue un nouveau mandat en octobre face au candidat de droite Flavio Bolsonaro, allié de Donald Trump, et les sondages annoncent un second tour serré. Emmanuel Macron s’exprimera pour la dernière fois en tant que président, avec la volonté de défendre l’engagement français en faveur du multilatéralisme. Son entourage prévient déjà que « le temps n’est pas venu du bilan », ni sur le plan national, ni sur le plan international.
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