Culture
Toronto ouvre son cinquantenaire sur une note politique et cinéphile

Le plus grand festival nord-américain débute par des prises de parole engagées et des projections très attendues, dans un contexte géopolitique particulier.
Le Festival international du film de Toronto a entamé jeudi sa cinquantième édition sous des auspices à la fois festifs et politiques. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions du Premier ministre canadien Mark Carney et des anciens dirigeants américains Barack et Michelle Obama, avant que ne débute le défilé des célébrités hollywoodiennes.
Le chef du gouvernement canadien a prononcé un discours aux accents résolument engagés, évoquant les menaces récentes pesant sur la souveraineté nationale. Face à ces défis, il a salué la résilience du peuple canadien, qu’il a comparée à l’esprit de l’humoriste John Candy, sujet du documentaire d’ouverture. Ses propos ont été chaleureusement applaudis par une assistance visiblement sensible à cette référence culturelle.
Les Obama ont quant à eux présenté en avant-première « The Eyes of Ghana », une œuvre documentaire produite par leur fondation Higher Ground. Le film offre des archives inédites sur Kwame Nkrumah, premier président du Ghana, tout en interrogeant l’héritage complexe des figures politiques postcoloniales. Barack Obama a souligné dans un message vidéo l’importance de préserver les récits filmiques issus des anciens territoires colonisés.
Parmi les temps forts de cette édition anniversaire figure la première mondiale du nouveau volet de la saga « À couteaux tirés », portée à nouveau par Daniel Craig. Le film, qui réunit également Glenn Close et Mila Kunis, promet d’allier intrigue policière classique et réflexion sur des thèmes contemporains.
Plusieurs films inspirés de faits réels retiendront également l’attention, comme « Christy » avec Sydney Sweeney, retraçant le parcours de la boxeuse Christy Martin, ou « The Lost Bus », où Matthew McConaughey incarne un chauffeur de bus héroïque lors des incendies californiens.
La présence française sera notable cette année avec plusieurs œuvres attendues. Claire Denis présentera « Le cri des gardes » avec Matt Dillon, tandis qu’Arnaud Desplechin dévoilera « Deux pianos » aux côtés de Charlotte Rampling. Alice Winocour proposera pour sa part « Couture », mettant en scène Angelina Jolie dans l’univers de la haute couture parisienne.
Enfin, le film « Sacrifice » de Romain Gavras réunira Anya Taylor-Joy et Chris Evans, et Russell Crowe impressionnera dans le rôle d’Hermann Goering pour le drame historique « Nuremberg », aux côtés de Rami Malek.

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