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Roland-Garros : la pluie n’arrête plus le jeu sur deux courts désormais couverts

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Avec l’ajout de toits rétractables sur le Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen, le tournoi parisien rattrape son retard sur les autres Majeurs et offre une flexibilité inédite face aux caprices météorologiques.

Longtemps considéré comme le plus désuet des tournois du Grand Chelem, Roland-Garros a franchi un cap décisif en matière de modernisation. Les travaux, initiés par la Fédération Française de tennis dès 2011 et lancés en 2017, ont permis d’équiper deux des principaux courts d’un toit rétractable. Le court Philippe-Chatrier, véritable prouesse architecturale avec ses 15 000 places et ses onze ailes inspirées du biplan de l’aviateur Roland-Garros, a été inauguré en 2020. De son côté, le Suzanne-Lenglen, fort de 10 000 places, arbore depuis deux ans une structure évoquant la jupe de la célèbre championne française.

Désormais, les organisateurs peuvent maintenir les rencontres sur deux terrains simultanément, même en cas d’intempéries. Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, soulignait avant l’édition 2024 que cette avancée offrait une bien plus grande souplesse dans la gestion du programme. Pour les 25 000 spectateurs présents chaque jour et les téléspectateurs, les interruptions liées à la pluie sont devenues bien moins pénalisantes.

Cependant, cette modernisation n’est pas sans susciter des interrogations. La possibilité de jouer tard le soir, sous le toit du central, a déjà donné lieu à des situations extrêmes, comme ce match entre Novak Djokovic et Lorenzo Musetti qui s’est achevé à 3 heures du matin, perturbant la récupération des joueurs. Par ailleurs, la coexistence de parties à l’abri et d’autres exposées aux intempéries a alimenté un débat sur l’équité sportive. Aryna Sabalenka a ainsi déploré une perte d’énergie due aux reports constants, tandis qu’Amélie Mauresmo admettait qu’il n’était pas toujours possible de garantir un traitement égal pour tous. Malgré ces réserves, l’absence de toits rendrait la situation bien plus critique.

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