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Rennes libère la Vilaine pour créer un poumon vert en centre-ville

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La capitale bretonne achève la démolition du parking qui occultait le fleuve depuis 1963, un chantier inédit destiné à lutter contre les îlots de chaleur urbains.

La municipalité de Rennes a annoncé jeudi la fin prochaine de la première étape d’un projet d’ampleur visant à rendre la Vilaine accessible à la lumière du jour. La démolition des derniers éléments de la dalle de béton qui recouvrait le cours d’eau sur près de 270 mètres s’achève en ce mois de décembre. Ce parking, construit en 1963 pour répondre aux besoins de stationnement dans l’hyper-centre, occultait plus de 6 600 mètres carrés du fleuve.

Une pelle mécanique installée sur une barge flottante s’affaire à broyer les vestiges des deux kiosques et les derniers fragments de béton. Les opérations devraient s’achever en début de semaine prochaine. Au total, ce sont 6 000 tonnes de béton et 1 000 tonnes de bitume qui ont été évacués du site.

La maire socialiste de la ville, présente lors d’une visite de chantier, a souligné la double ambition du projet : répondre aux enjeux climatiques tout en embellissant l’espace urbain. Selon les projections, Rennes pourrait connaître d’ici 2050 un climat comparable à celui de Toulouse. La création d’un îlot de fraîcheur au cœur de la cité vise à atténuer ces effets.

Une fois la démolition terminée, les travaux se poursuivront jusqu’à la mi-2028. Ils prévoient l’installation d’une passerelle, de pontons, de gradins et la plantation de 200 arbres pour végétaliser les berges. L’édile a également précisé que la suppression des près de 300 places de parking n’a pas affecté la fréquentation du centre-ville, selon les données de géolocalisation.

Un riverain de 50 ans, dont l’appartement offrait auparavant une vue sur un parking jugé peu esthétique, se réjouit de pouvoir désormais contempler la rivière. Le budget total de ce chantier, porté par la ville et la métropole, s’élève à 29 millions d’euros. D’autres métropoles, comme Séoul, Utrecht ou Quimper, ont déjà entrepris des opérations similaires de réhabilitation de leurs cours d’eau.

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