Monde
Starmer promet de faire mentre ses détracteurs
Sous une pression politique croissante, le Premier ministre britannique a lancé un appel à l’unité et promis de redresser la barre après la déroute électorale de son parti.
Keir Starmer a adopté un ton offensif lundi, assurant qu’il prouverait à ses opposants qu’ils se trompent sur son compte. Ce discours, jugé crucial pour sa survie politique, intervient après la lourde défaite de son parti aux élections locales, jeudi dernier. Le chef du gouvernement travailliste a reconnu la frustration des citoyens et la déception de certains à son égard, tout en affirmant sa détermination à convaincre les sceptiques.
Le dirigeant de 63 ans a également plaidé pour un rapprochement avec l’Union européenne, estimant que le Brexit avait affaibli et appauvri le Royaume-Uni. Dans un effort pour relancer son mandat, il a déclaré vouloir replacer le pays au cœur de l’Europe, en matière économique, commerciale et de défense. Cette orientation constitue une inflexion notable, dix ans après le référendum sur la sortie de l’UE.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2024, après quatorze ans de gouvernements conservateurs, la cote de popularité de Starmer n’a cessé de décliner. L’économie atone et la hausse du coût de la vie, récemment aggravée par les tensions au Moyen-Orient, ont nourri le mécontentement. Ses détracteurs pointent également ses revirements et les polémiques, notamment la nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, qui a alimenté les appels à son départ au sein du Labour.
Les élections locales ont accentué les tensions. Reform UK, le parti anti-immigration de Nigel Farage, a gagné du terrain dans les bastions ouvriers du nord de l’Angleterre et du pays de Galles, tandis que les Verts ont progressé à Londres. Face à cette situation, Starmer a estimé que des changements progressifs ne suffiraient plus et promis une réponse plus vigoureuse. Il a notamment annoncé son intention de nationaliser le sidérurgiste British Steel, déjà sous contrôle gouvernemental depuis un an.
Le Premier ministre a également vivement critiqué Nigel Farage, le qualifiant de profiteur et d’opportuniste. Il a par ailleurs affirmé vouloir empêcher des agitateurs d’extrême droite de participer à une manifestation prévue samedi, à l’initiative de Tommy Robinson. Sur le plan interne, la députée Catherine West, qui avait menacé de provoquer une élection interne pour lui trouver un successeur, a nuancé ses propos. Elle recueille désormais les signatures de députés souhaitant fixer un calendrier pour une éventuelle succession en septembre, mais doit obtenir le soutien de 81 parlementaires.
Des rumeurs circulent sur une possible candidature de l’ancienne vice-Première ministre Angela Rayner ou du ministre de la Santé Wes Streeting, même si aucun ne fait l’unanimité. Interrogée lundi lors d’une conférence syndicale, Rayner a simplement estimé que ce qui est fait ne fonctionne pas et que cela doit changer. Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, figure populaire mais non parlementaire, ne peut actuellement pas se présenter. Aucun de ces prétendants n’a appelé publiquement au départ de Starmer, qui a réaffirmé sa volonté de rester au pouvoir pour accomplir le travail pour lequel il a été élu.
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