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Culture

Mexique: le destin mouvementé d’un portrait de Maria Felix par Diego Rivera

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Diego Rivera y a peint toute sa passion pour sa compatriote Maria Felix : un portrait de l’actrice mexicaine est porté disparu au Mexique depuis quatre ans, après la mort de son dernier propriétaire, le chanteur Juan Gabriel.

Celle qui fut surnommée « La Doña » (la dame) a posé pour Diego Rivera (1886-1957) en 1949. Sur la toile, elle apparaît vêtue d’une robe blanche dont les effets de transparence dissimulent à peine sa nudité.

Mais l’oeuvre n’a jamais plu à l’actrice (1914-2002), laissant voir « trop de peau », disait-elle. « Il m’a peinte comme il voulait, nue. Il était amoureux… », avait déclaré la star dans un entretien, alors âgée de 80 ans.

Le quatrième et dernier époux de la diva, le Français Alex Berger, n’appréciait pas davantage l’oeuvre : « tu as une jambe de bois, on dirait que tu es assise sur des toilettes, tu es horrible! »

L’actrice avait fini par demander à un maçon qui travaillait chez elle de passer un coup de peinture pour dissimuler un peu son corps. Elle avait ensuite offert le portrait à un chanteur mexicain de variétés, Juan Gabriel, décédé en 2016 à 66 ans.

Peu avant de mourir, ce dernier l’avait remis à un ami, César Duarte, ex-gouverneur de l’Etat de Chihuahua (2010-2016), emprisonné aux Etats-Unis depuis juillet pour un détournement de fonds de 52 millions de dollars.

« Ca fait mal »

« La dernière information que nous avons (….) c’est que l’ex-gouverneur avait le tableau », indique à l’AFP Guillermo Pous, exécuteur testamentaire du chanteur qui l’avait remis à son ami car il craignait que sa maison, où il n’habitait plus, soit cambriolée.

« On lui a demandé de s’en occuper le temps que (Juan Gabriel) décide où il voulait s’installer », dit-il à propos de l’oeuvre qu’il estime à sept millions de dollars.

Mais le contact avec l’ancien gouverneur a été perdu lorsque ce dernier a quitté le Mexique.

L’exécuteur testamentaire est en train d’évaluer s’il doit déposer plainte, sans savoir si l’oeuvre est toujours au Mexique. La toile étant considérée dans ce pays comme « Monument artistique », ses propriétaires doivent normalement notifier toute transaction et obtenir un permis pour la faire sortir du pays.

La fougueuse Maria Felix – dont l’écrivain français Jean Cocteau dit un jour « elle est si belle que ça fait mal » – était fascinée par la création de mythes autour d’elle.

« Elle savait que ses histoires suscitaient un grand intérêt, cela l’a démontré », estime le Cubain Gonzalo Rodriguez, président de la Fondation Maria Felix.

« Une œuvre d’une figure mythique comme Rivera, qui a également été liée à l’histoire d’un compositeur comme Juan Gabriel, le tout lié à Maria Félix, en fait une pièce d’une valeur culturelle incalculable », souligne-t-il.

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Culture

Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

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Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

À la veille du Festival de Cannes, 7 000 acteurs signent une tribune pour dénoncer le non-respect de la loi sur la rémunération proportionnelle de leurs œuvres.

Alors que le Festival de Cannes s’apprête à ouvrir ses portes pour sa 77e édition, une tribune signée par 7 000 acteurs français fait grand bruit. Cette déclaration exprime le mécontentement des artistes face à la rémunération jugée insuffisante de leurs œuvres par les plateformes de streaming.

Parmi les signataires de cette tribune, des personnalités telles que Julie Gayet, Samuel Le Bihan, Benoît Magimel et Thierry Lhermitte réclament une application stricte de la loi du 12 mai 2021. Cette loi prévoit une rémunération supplémentaire proportionnelle au succès des œuvres diffusées sur les plateformes en ligne.

Trois ans après l’adoption de cette loi, les acteurs constatent qu’elle n’est toujours pas mise en application. Dans leur tribune, ils évoquent la possibilité d’un mouvement de grève similaire à celui ayant eu lieu à Hollywood, ayant entraîné des pertes considérables pour l’industrie cinématographique américaine.

Anne Bouvier, présidente de l’Adami, soutient cette initiative et appelle à un soutien gouvernemental pour faire respecter les droits des artistes. Elle souligne également une montée de la colère parmi les acteurs français, notamment ceux œuvrant dans les séries télévisées quotidiennes.

L’acteur et réalisateur Sam Karmann, dans une déclaration au Parisien, espère que la raison et la loi prévaudront, mais n’exclut aucune forme de mobilisation pour faire entendre les revendications des acteurs.

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Culture : le secteur de l’édition demande d’interdire la pub télé pour les livres

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Culture : le secteur de l'édition demande d'interdire la pub télé pour les livres

Le Syndicat national de l’édition demande l’abrogation d’un décret autorisant la publicité télévisée pour les livres, craignant un impact négatif sur la création littéraire.

Le Syndicat national de l’édition (SNE) a lancé un appel au gouvernement mercredi pour interdire la publicité télévisée pour les livres, arguant qu’une telle mesure pourrait entraîner « un appauvrissement de la création littéraire ».

Cette prise de position fait suite à un décret du 5 avril qui autorise la publicité télévisée pour les livres à titre expérimental pendant deux ans. Le SNE, inquiet des conséquences potentielles de cette décision, demande fermement son abrogation.

Le décret en question suscite des préoccupations au sein de l’industrie de l’édition, notamment quant à la fragilisation du secteur et à l’éventuelle réduction de la diversité littéraire. Le ministère de la Culture avait ouvert une consultation publique sur cette mesure en janvier et février, mais les résultats de cette consultation n’ont pas été rendus publics avant la publication du décret au Journal officiel, ce qui a pris de court de nombreux acteurs du secteur.

Le SNE a exprimé son désaccord lors de cette consultation, soulignant la nécessité de maintenir l’équilibre dans une industrie caractérisée par sa grande diversité. Il déplore également le manque d’encadrement précis et d’engagement en faveur de la promotion du livre et de la lecture à la télévision dans le cadre de cette expérimentation.

Jusqu’à présent, une seule maison d’édition, les éditions XO, a diffusé un spot télévisé, affirmant avoir toujours milité en faveur de cette forme de publicité.

Cette opposition à la publicité télévisée pour les livres n’est pas seulement portée par les éditeurs, mais également par l’organisation des libraires, le Syndicat de la librairie française, qui s’aligne sur la position du SNE. « Avec l’ensemble de la filière, nous avons toujours été fermement opposés à la publicité télévisée pour les livres. Et nous l’avons réaffirmé lors de la consultation publique », a déclaré Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française.

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Emmanuel Macron soutient la participation d’Aya Nakamura aux JO de Paris 2024

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Emmanuel Macron soutient la participation d'Aya Nakamura aux JO de Paris 2024

Le Président de la République estime que la chanteuse a « tout à fait sa place » lors de la cérémonie olympique.

Lors de l’inauguration du centre aquatique olympique de Saint-Denis, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur de la participation de la chanteuse Aya Nakamura à la cérémonie des Jeux olympiques de Paris 2024, affirmant qu’elle avait « tout à fait sa place ».

Face à la presse, le président de la République a déclaré que la présence d’Aya Nakamura lors de la cérémonie d’ouverture ou de clôture des Jeux serait « une bonne chose si elle en fait partie avec d’autres », soulignant que l’artiste « parle à bon nombre de nos compatriotes ».

Cependant, Emmanuel Macron a rappelé que la décision finale revenait à la direction artistique, dirigée par Monsieur Thomas Joly, responsable des cérémonies des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Cette prise de position intervient après plusieurs semaines de polémique autour d’une possible participation d’Aya Nakamura, la chanteuse franco-malienne étant la cible de critiques de la part de la droite et de l’extrême droite.

Toutefois, la situation semble évoluer favorablement pour l’artiste, puisque les belles-sœurs et héritières d’Édith Piaf ont exprimé leur soutien à l’idée qu’Aya Nakamura interprète une chanson de la Môme lors des JO de Paris, après avoir été sollicitées pour l’utilisation de « L’Hymne à l’amour » lors d’une cérémonie.

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