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L’Indonésie veut fermer les trois quarts de ses entreprises publiques

Le président Prabowo a annoncé une restructuration massive du secteur public. Plus de 750 structures jugées improductives vont disparaître, avec un…

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L'Indonésie veut fermer les trois quarts de ses entreprises publiques

Le président Prabowo a annoncé une restructuration massive du secteur public. Plus de 750 structures jugées improductives vont disparaître, avec un tribunal spécial à la clé.

Le président indonésien a annoncé un grand nettoyage dans le secteur public. Plus de 750 entreprises d’État sur un total de 1 074 vont fermer d’ici fin 2026. Selon lui, beaucoup trop de ces structures sont improductives. Elles accumulent les pertes tout en se targuant de bénéfices qui n’existent pas, a-t-il dénoncé.

Ce chiffre a surpris jusqu’au chef de l’État. Il pensait qu’il existait trois ou quatre cents entreprises publiques, pas plus d’un millier. La découverte a eu lieu après la mise en place du fonds souverain Danantara, chargé de gérer les actifs de l’État. Ce fonds a mis au jour un secteur public tentaculaire, où certaines entités agissent sans aucun sens des responsabilités envers la nation, selon ses mots. La corruption est un fléau chronique en Indonésie, malgré le renforcement des lois et l’arrestation de plusieurs personnalités.

Déjà, 290 entreprises ont été fermées. Les économies réalisées atteignent près de 50 000 milliards de roupies, plus de 2,4 milliards d’euros. Les salaires des directeurs, les loyers de bâtiments et de voitures, les frais de déplacement professionnels, tout cela a été réduit. L’objectif pour l’année en cours est de dépasser les 70 000 milliards de roupies d’économies. Mais la restructuration ne s’arrête pas là. Un tribunal spécial ad hoc doit enquêter sur la gestion des conseils d’administration sur les trente dernières années. Le président a également suggéré aux parlementaires d’envisager une amnistie spéciale pour ceux qui se repentent.

Cette opération intervient dans un pays où la corruption alimente la colère sociale. Des manifestants dénoncent la hausse du coût de la vie, alors que les prix du pétrole sont secoués par les tensions au Moyen-Orient. Le programme de repas scolaires gratuits, un projet emblématique de Prabowo, est particulièrement attaqué pour son coût. Le président promet de le poursuivre, mais en l’améliorant et en le rendant plus efficace. Il refuse de laisser un enfant indonésien sur quatre souffrir de retard de croissance, a-t-il justifié.

Côté économie, Prabowo se veut confiant. Il vise une croissance de 6% d’ici fin 2026, alors que les derniers chiffres publiés montrent une progression de 5,3%, après 5,6%. Les analystes, eux, restent sceptiques face aux statistiques officielles indonésiennes, souvent jugées peu fiables.

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