Économie
Sécheresse agricole des prêts d’urgence pour ne pas tout perdre
Face à des pertes records, le gouvernement prépare des prêts pour aider les agriculteurs à tenir jusqu’aux prochaines récoltes. Les détails du plan…


Face à des pertes records, le gouvernement prépare des prêts pour aider les agriculteurs à tenir jusqu’aux prochaines récoltes. Les détails du plan doivent être calés fin août.
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a confirmé vendredi la piste d’un prêt spécial sécheresse. Le but est d’aider les exploitations qui ont perdu leurs récoltes à tenir financièrement jusqu’aux prochaines productions. Le dispositif s’ajouterait à une indemnité de solidarité nationale renforcée pour ceux qui sont sans assurance classique. Le gouvernement promet aussi des propositions fiscales lors du prochain budget.
Depuis plusieurs semaines, le ministère tente de répondre à la détresse des agriculteurs. Chaque vague de chaleur aggrave les pertes et compromet les semis à venir. Les sols sont secs, le fourrage manque, la production animale souffre. Face à l’urgence, les aides se multiplient. Les préfets doivent se réunir le 27 août pour chiffrer le plan global annoncé début août sans montant précis. Les compagnies d’assurance ont déjà été invitées à verser des acomptes plus tôt et plus généreux. Une dérogation permet aussi de faucher les jachères pour nourrir les bêtes.
Les prêts envisagés seraient garantis ou bonifiés par l’État. Ce genre d’outil a déjà servi lors de crises agricoles passées. Il permet de compenser les pertes de trésorerie soudaines et de racheter semences ou fourrage pour repartir. Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau estime que la facture de cette sécheresse se chiffrera en milliards d’euros. Il insiste sur l’urgence, notamment pour les semis de colza qui ne peuvent pas être réalisés dans des sols trop secs. Concernant les assurances, l’État pourrait débourser plusieurs centaines de millions d’euros quand les pertes dépassent un certain seuil. Le gouvernement prévoit aussi de prendre en charge les cotisations sociales et d’accorder un dégrèvement de la taxe foncière.
La ministre a également lancé un appel à la grande distribution. Elle demande aux enseignes d’accepter des calibres de fruits et légumes un peu différents, de revaloriser les prix payés aux producteurs et de privilégier l’origine France. Carrefour a déjà répondu présent. Le groupe annonce un plan d’urgence pour écouler les productions abîmées par la sécheresse. En clair, des fruits et légumes plus petits ou moins beaux pourront être commercialisés, avec des prix d’achat revus à la hausse et des délais de paiement réduits à quinze jours pendant un mois. Les pénalités de retard sont suspendues en cas de souci logistique.
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