Monde
Les négociations de Genève sur l’Ukraine s’achèvent sans percée


Après deux jours de discussions intenses, les pourparlers trilatéraux entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis se sont conclus mercredi à Genève. Les délégations ont qualifié les échanges de professionnels, mais difficiles, sans parvenir à une avancée décisive.
Les discussions, organisées sous médiation américaine, visaient à explorer les conditions d’une résolution du conflit entamé il y a quatre ans. La seconde journée de travail, mercredi matin, n’a duré que quelques heures, après des sessions prolongées la veille. Les représentants des trois pays se sont retrouvés à huis clos dans un hôtel de la ville, où des conseillers de plusieurs capitales européennes étaient également présents mardi.
Le chef de la délégation russe a souligné le caractère exigeant, quoique constructif, des débats. De son côté, le président ukrainien a déploré des manœuvres dilatoires attribuées à Moscou, tout en reconnaissant la complexité des négociations. Les travaux se sont appuyés sur un plan américain dévoilé précédemment, qui inclurait des ajustements territoriaux en contrepartie de garanties de sécurité pour Kiev.
Le principal point de blocage reste le statut du bassin industriel du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des zones qu’elles contrôlent encore dans cette région, une demande rejetée par Kiev. Parallèlement aux pourparlers, les autorités ukrainiennes ont fait état de nouvelles frappes aériennes russes sur plusieurs régions, ainsi que de la perte de deux localités.
L’émissaire américain a salué le simple fait que les deux parties belligérantes se soient assises à la même table, y voyant un progrès en soi. Il a indiqué que les délégations devaient maintenant rendre compte à leurs dirigeants respectifs avant de poursuivre leurs travaux. La Maison Blanche exerce une pression constante pour aboutir à un règlement diplomatique, appelant notamment Kiev à faire preuve de flexibilité.
Le président ukrainien, quant à lui, réitère son refus de céder du territoire et questionne la sincérité des intentions russes. Il a récemment exprimé son désaccord face aux appels américains pressant principalement l’Ukraine de faire des concessions. La composition de la délégation russe, menée par une figure politique, est interprétée par certains observateurs comme le signe d’une priorité donnée aux exigences stratégiques plutôt qu’aux aspects techniques.
Ces pourparlers genevois faisaient suite à deux rounds de discussions tenus aux Émirats arabes unis, qui n’avaient pas non plus conduit à une rupture majeure. La situation sur le terrain demeure tendue, avec des frappes récurrentes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, privant des dizaines de milliers de personnes d’électricité dans le sud du pays.





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