Économie
Les constructeurs automobiles face aux critiques parlementaires sur leur ancrage français
_**Interpellés sur leurs choix industriels, Renault et Stellantis ont défendu leurs investissements hexagonaux, pointant du doigt la faiblesse structurelle du marché et plaidant pour un soutien public renouvelé.**_
Les représentants des groupes Renault et Stellantis ont répondu aux interrogations de plusieurs parlementaires concernant la réduction de leurs activités manufacturières sur le territoire national. Ils ont présenté une série de chiffres pour étayer leur engagement économique en France, tout en soulignant les difficultés persistantes du secteur.
Le responsable des relations institutionnelles de Renault a indiqué que la production du constructeur en France avait progressé de cinq pour cent cette année, un rythme supérieur à la croissance de ses ventes mondiales. Il a également rappelé que quatorze milliards d’euros avaient été engagés dans le cadre du dernier plan stratégique quinquennal. L’entreprise a mis en avant l’exemple de la Renault 5 électrique, dont l’assemblage et une part significative de la chaîne de valeur sont localisés dans l’Hexagone.
Concernant les réductions d’effectifs annoncées parmi les ingénieurs, la direction a justifié cette décision par la nécessité de raccourcir les délais de développement des nouveaux modèles, tout en maintenant le Technocentre de Guyancourt comme site stratégique. De son côté, Stellantis a fait valoir un investissement annuel proche de deux milliards et demi d’euros sur le sol français, avec trente-neuf mille salariés et douze sites industriels.
Les dirigeants ont toutefois dressé un constat sévère de l’environnement économique. Ils ont souligné le surcoût important de production d’un véhicule électrique en Europe par rapport à un modèle thermique, évalué à environ dix mille euros. Le ralentissement du marché français et européen, ainsi que l’adoption plus lente que prévu de l’électrique, ont été pointés comme des freins majeurs.
Les représentants du secteur, réunis au sein de la Plateforme automobile, ont lancé un avertissement sur l’avenir de la filière. Ils ont évoqué un déficit de production de l’ordre d’un million de véhicules en France depuis 2020 et la possible mise en danger de dizaines de milliers d’emplois d’ici à 2035 en l’absence de mesures adaptées. Un assouplissement de la réglementation européenne et le maintien des dispositifs de soutien à l’électrique figurent parmi leurs principales demandes.
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