Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Le verdict possible dès samedi au procès de Trump, son acquittement probable

Article

le

le-verdict-possible-des-samedi-au-proces-de-trump,-son-acquittement-probable

Donald Trump pourrait être acquitté dès samedi à l’issue d’un procès mené tambour battant dans l’enceinte du Congrès, là même où ses partisans avaient semé la violence et le chaos le 6 janvier.

Les sénateurs, à la fois témoins, juges et jurés, doivent reprendre à 10H00 (15H00 GMT) le procès de l’ancien président, un mois jour pour jour après sa mise en accusation pour « incitation à l’insurrection ».

Donald Trump, le seul président américain à avoir subi à deux reprises l’infamie d’un « impeachment », a toutes les chances d’être acquitté, comme lors de son premier procès en destitution il y a un an.

Compte tenu de sa forte popularité à droite, il semble peu probable que 17 sénateurs républicains votent avec les 50 élus démocrates et forment la majorité qualifiée nécessaire pour le déclarer coupable, un verdict qui ouvrirait la voix à une peine d’inéligibilité.

Vendredi, son successeur démocrate Joe Biden, qui a passé plus de 35 ans sur les bancs du Sénat, s’est dit « impatient » de voir ce que ses « amis » républicains allaient faire, espérant qu’ils prendraient « leurs responsabilités ».

Un premier vote à l’ouverture du procès mardi a esquissé les rapports de force: 56 élus, dont six républicains, avaient jugé le procès conforme à la Constitution, même si Donald Trump a quitté la Maison Blanche.

« La mèche »

Depuis, les élus de la Chambre des représentants, chargés de porter l’accusation contre l’ancien magnat de l’immobilier, ont déroulé sur deux jours un exposé implacable des faits.

Mêlant vidéos choc des violences et extraits choisis des diatribes présidentielles, ils ont accusé Donald Trump d’avoir renoncé à son rôle de « commandant-en-chef » pour se glisser dans les habits d' »incitateur-en-chef ».

Selon eux, il a « attisé la hargne » de ses partisans pendant des mois avec un « grand mensonge »: en se présentant comme la victime d’une élection « volée », par des « fraudes » dont il n’a jamais apporté la preuve.

Et le 6 janvier, au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de Joe Biden, il « a allumé la mèche », ont-ils dit, en leur lançant: « battez-vous comme des diables ».

Une fois l’assaut en cours, il a attendu de longues heures avant d’appeler ses sympathisants à « rentrer chez eux », délaissant, selon les procureurs démocrates, son serment de protéger les institutions. Au final, cinq personnes sont mortes, et des centaines ont été blessées ou traumatisées, ont-ils estimé.

« Injuste »

Vendredi, les avocats du 45e président des Etats-Unis ont contre-attaqué dans un argumentaire concis – trois heures – et musclé.

Selon eux, l’attaque était « horrible » mais le procès est « injuste »: c’est un acte « de vengeance politique » destiné « à interdire les discours que la majorité n’aime pas », ont-il lancé.

Dégainant à leur tour des vidéos soigneusement éditées, ils ont assuré que le champ lexical combatif de Donald Trump s’inscrivait dans une « rhétorique politique ordinaire », utilisée à gauche comme à droite et protégée par le Premier amendement de la Constitution qui garantit la liberté d’expression.

Ils ont notamment projeté un film d’une dizaine de minutes, dans lequel toutes les figures du parti démocrate, y compris Joe Biden, promettent de « se battre » sur tous les tons.

La défense a également jugé « absurde » de lier les violences au discours du 6 janvier, soulignant que Donald Trump avait appelé ses partisans à marcher « de manière pacifique et patriote » sur le Capitole.

Le coup de force « avait été planifié à l’avance » par des « criminels » et ne peut pas être imputé au président, ont-ils encore plaidé.

« Incendiaire »

Lors d’une séance de questions-réponses tendue, les procureurs ont rétorqué que Donald Trump n’avait utilisé le terme « pacifique » qu’à une reprise dans son discours, dont la tonalité globale était selon eux « incendiaire ». Et ils ont martelé que le coup de force sanglant n’était pas survenu « dans le vide ».

Samedi, les deux parties pourront réclamer, si elles le souhaitent, des documents ou des témoignages complémentaires et il reviendra aux sénateurs de valider, par un vote à la majorité simple, leur demande.

Si l’accusation et la défense s’abstiennent, ou si leur requête est rejetée, elles auront alors deux heures maximum chacune pour leur réquisitoire et leur plaidoyer.

Les cent élus pourront se retirer un moment pour délibérer, avant de passer au vote sur le verdict.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Europe

Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Article

le

Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Pour la première fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré favorable à la participation de représentants russes à un prochain sommet pour la paix. Il reste confiant quant au soutien des États-Unis, même en cas de retour au pouvoir de Donald Trump.

Lundi 15 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a surpris en se déclarant ouvert à la participation de la Russie à un futur sommet pour la paix, organisé par Kiev. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que des représentants russes devraient participer à ce deuxième sommet, espérant qu’un plan puisse être prêt en novembre. Zelensky n’a pas évoqué l’arrêt des hostilités, mais l’établissement d’un plan sur trois sujets : la sécurité énergétique de l’Ukraine, la libre navigation en mer Noire et les échanges de prisonniers.

C’est la première fois que Zelensky envisage des discussions avec la Russie sans exiger un retrait préalable des forces russes du territoire ukrainien. Par le passé, il avait refusé toute négociation tant que Vladimir Poutine resterait au pouvoir, allant jusqu’à signer un décret rendant illégales de telles discussions.

Le premier sommet pour la paix en Ukraine, organisé en Suisse en juin, avait rassemblé une centaine de pays, sans la Russie et sans la Chine, alliée de Moscou. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en dix points, soutenu par l’Occident et impliquant le retrait des forces russes, une proposition rejetée par Moscou.

Volodymyr Zelensky a également affirmé ne pas craindre une éventuelle réélection de Donald Trump à la présidence américaine, malgré les incertitudes que cela pourrait entraîner sur le soutien de Washington à Kiev. « Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a-t-il déclaré.

La perspective d’une victoire de Trump en novembre soulève des questions sur la continuité du soutien américain à l’Ukraine. Trump a laissé entendre qu’il mettrait fin rapidement au conflit s’il revenait à la Maison-Blanche, ce qui pourrait contraindre Kiev à négocier dans une position défavorable. Actuellement, près de 20% du territoire ukrainien est encore occupé par la Russie.

Cependant, Zelensky a souligné le soutien significatif du parti républicain aux États-Unis, affirmant que la majorité de ce parti soutient l’Ukraine. Il a récemment rencontré de nombreux élus républicains et noté que certains dirigeants républicains avaient des positions plus radicales que Trump lui-même.

En somme, le président ukrainien se montre ouvert à de nouvelles discussions pour la paix, tout en restant confiant quant au soutien international à son pays, indépendamment des changements politiques à venir aux États-Unis.

Lire Plus

Monde

États-Unis : la tentative d’assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

Article

le

États-Unis : la tentative d'assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

La tentative d’assassinat de Donald Trump a obligé le président Joe Biden à modérer ses attaques contre son adversaire républicain, tout en offrant un répit face aux critiques concernant son âge et sa santé.

La campagne présidentielle de Joe Biden a pris un tournant inattendu suite à la tentative d’assassinat de Donald Trump. Le président démocrate a reconnu lundi avoir fait une « erreur » en appelant à « cibler » Trump lors d’un appel avec des donateurs, quelques jours avant l’attaque contre son rival républicain. Dans une interview à NBC, Biden a précisé qu’il voulait dire « concentrez-vous sur lui, sur ce qu’il fait ».

Dans un contexte politique tendu, M. Biden a souligné dimanche soir la nécessité de « faire baisser la température de notre vie politique ». Des républicains ont accusé Biden d’avoir contribué à un climat politique violent ayant conduit à l’attaque contre Trump. En réponse, Biden a déclaré : « Je n’ai pas eu recours à cette rhétorique. Mon rival parle d’une boucherie s’il perd. »

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a affirmé qu’il est « acceptable de parler des actions et de la personnalité de quelqu’un ». Cependant, l’équipe de campagne de Biden a dû ajuster le ton de ses critiques, limitant ainsi un angle d’attaque majeur : présenter Trump comme une menace pour la démocratie américaine. Karen Tumulty, chroniqueuse au Washington Post, estime que ce moment est particulièrement inopportun pour Biden, qui doit redéfinir sa stratégie face à Trump.

Biden a insisté sur l’importance de parler des dangers posés par Trump : « Comment parlez-vous de la menace sur notre démocratie, qui est réelle quand un président dit des choses comme il dit ? Vous ne dites rien juste parce que cela pourrait inciter quelqu’un ? »

La tentative d’assassinat pourrait également aider Biden, 81 ans, en détournant l’attention des préoccupations sur ses capacités à assurer un nouveau mandat. Après l’attaque, Biden a adopté un ton présidentiel, s’adressant à la nation dimanche, une intervention rare depuis son bureau ovale. Lundi, il a déclaré à NBC que son « acuité mentale est sacrément bonne » et a souligné ses réalisations en trois ans et demi de mandat, tout en reconnaissant que les inquiétudes sur son âge sont légitimes.

Les appels à ce que Biden se retire de la course à la présidentielle se sont calmés depuis l’attaque contre Trump. Peter Loge, politologue à l’Université George Washington, a déclaré que cet événement « donne à Biden un peu de temps » et change la donne pour ceux qui demandaient son retrait.

Lire Plus

Monde

États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Article

le

États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis, a été blessé par un tir lors d’un meeting à Butler, Pennsylvanie. Touché à l’oreille, il a rapidement repris son discours sous les acclamations de ses partisans.

Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Alors qu’il venait de commencer son discours, un coup de feu a retenti dans l’assistance. Les agents de sécurité de l’ancien président se sont immédiatement interposés pour le protéger. Trump, malgré une blessure à l’oreille et le visage en sang, s’est relevé en levant le poing et en scandant « Fight ! Fight ! » sous les acclamations de ses partisans criant « USA ! USA ! ».

Évacué par ses agents de sécurité, Donald Trump a été examiné par un médecin sur place. La balle a traversé le haut de son oreille, comme il l’a confirmé sur son réseau social quelques heures après l’incident. Ses jours ne sont pas en danger. « Il est incroyable qu’un tel acte puisse se produire dans notre pays », a-t-il déclaré.

L’assaillant, identifié par le FBI comme Thomas Matthew Crooks, un jeune homme de 20 ans originaire de Bethel Park, a été tué par les forces de l’ordre. Selon les médias américains, il a tiré depuis un toit à l’extérieur du rassemblement. Un participant au meeting a également été tué et deux autres personnes blessées. Les services secrets américains et le FBI poursuivent leur enquête.

Cet incident a suscité une vague de soutien pour Donald Trump, malgré ses implications judiciaires, notamment l’affaire Stormy Daniels. De nombreuses personnalités, dont Joe Biden, Barack Obama et Elon Musk, ont réagi à cet événement.

Il s’agissait du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain face au président sortant, Joe Biden, pour l’élection de novembre. Trump a assuré qu’il participerait à la convention.

Lire Plus

Les + Lus