Sports
Le Celtic arrache le titre dans un scénario à couper le souffle
Les supporters de Glasgow exultent tandis que ceux de Hearts vivent un cauchemar éternel, après un dénouement digne des plus grandes tragédies sportives.
Kasper Schmeichel, Jota, Alex Oxlade-Chamberlain ou Kelechi Iheanacho – ce dernier étant le seul à avoir foulé la pelouse samedi, remplacé à la pause, les deux premiers étant sur le flanc – peuvent savourer un nouveau sacre national. Leur nom restera à jamais gravé dans l’histoire du Celtic. L’essentiel ne réside pourtant pas dans ce 56e titre de champion, le cinquième consécutif et le quatorzième en quinze saisons, décroché sous la houlette du légendaire Martin O’Neill, revenu aux commandes en janvier pour remplacer le Français Wilfried Nancy. L’émotion provient surtout du scénario invraisemblable qui a clos cette saison écossaise, un dénouement difficile à surpasser sur l’ensemble de la planète football.
Le Heart of Midlothian, plus communément appelé Hearts, club basé à Aberdeen, a proposé un jeu séduisant tout au long de l’exercice, ce qui lui a permis d’occuper la première place pendant la majeure partie de la compétition. Un exploit retentissant, quand on sait que le ballon rond en Écosse se résume souvent au duel des deux géants de Glasgow. Depuis 1985 et le dernier titre de l’Aberdeen FC, le Celtic et les Rangers se partagent sans interruption les couronnes nationales. Hearts, dont le dernier sacre remonte à 1960, devra donc patienter encore.
Le choc décisif s’est déroulé samedi, à 13h30, dans l’enceinte mythique du Celtic Park, bouillante et parée de vert. Les deux formations s’affrontaient pour une véritable finale, avec un point d’avance pour Hearts au coup d’envoi. À la 87e minute, le score était de 1-1, les visiteurs ayant ouvert le score en fin de première période (43e) avant que le Celtic n’égalise sur penalty dans le temps additionnel (45e+4). Sans relâche, Hearts a continué d’attaquer, fidèle à son état d’esprit conquérant, et s’est procuré de franches occasions. Jusqu’à ce but fatal, validé pour un centimètre, qui a maintenu en jeu l’international japonais Daizen Maeda, héros du jour, alors que la défense centrale adverse semblait l’avoir parfaitement placé hors-jeu. Le 3-1, inscrit alors que Hearts jouait sans gardien dans les ultimes secondes (90e+8), n’est qu’un détail et a déclenché une invasion immédiate du terrain, dans une ambiance de folie furieuse. Le rêve s’est brisé pour Hearts, sous les yeux de Rod Stewart, supporter numéro un du Celtic, aussi bouleversé que tous les autres. Difficile d’imaginer plus brutal, plus dramatique. Hearts, champion pour la quatrième et dernière fois en 1960, devra encore patienter. Le club devra également négocier trois tours de barrage en Ligue des champions, contre un seul pour le Celtic.
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