Monde
L’Australie savait : un courriel d’alerte prédisait l’attentat antisémite de Bondi
Une organisation juive avait prévenu la police australienne du risque d’attaque terroriste une semaine avant le drame de Bondi, qui a fait quinze morts en décembre 2025.
Une correspondance interne, dévoilée jeudi par la commission d’enquête sur l’attentat de la plage de Bondi, révèle que le Community Security Group (CSG) avait alerté les forces de l’ordre sur la probabilité d’un attentat contre la communauté juive de Nouvelle-Galles du Sud. Dans un courriel envoyé quelques jours avant la tuerie, l’organisation évoquait un niveau élevé d’incitation à la haine antisémite et jugeait une attaque terroriste imminente. La police avait alors répondu ne pas pouvoir dédier des agents en permanence, proposant simplement des patrouilles mobiles pour surveiller l’événement.
Cette révélation intervient alors que les conclusions préliminaires de la commission présidée par la juge à la retraite Virginia Bell ont été rendues publiques. Le gouvernement fédéral, déjà vivement critiqué pour son inaction face à la montée de l’antisémitisme depuis le conflit à Gaza, avait mis en place cette enquête en janvier sous la pression populaire. L’attaque, perpétrée le 14 décembre par Naveed Akram et son père Sajid Akram, tué lors de l’assaut, visait une foule rassemblée pour célébrer la fête juive de Hanouka.
Naveed Akram, inculpé pour terrorisme et quinze meurtres, a comparu pour la première fois en février. Selon les autorités, l’attentat était inspiré par l’idéologie du groupe jihadiste État islamique, mais les deux hommes n’avaient reçu aucune aide extérieure et n’appartenaient à aucune organisation terroriste. Akram avait déjà fait l’objet d’une enquête du renseignement australien en 2019 pour ses liens présumés avec l’EI.
La commission royale d’enquête a également formulé plusieurs recommandations, notamment une refonte des unités antiterroristes pour améliorer les structures de commandement, l’intégration des équipes et le partage d’informations. Elle préconise aussi un renforcement des dispositifs de sécurité lors des célébrations juives à caractère public. En janvier, le Parlement australien avait durci sa législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu.
Les familles des victimes avaient adressé une lettre au Premier ministre Anthony Albanese en décembre, réclamant des réponses et une enquête fédérale. Cette commission royale est la première du genre depuis celle de 2022, qui portait sur un scandale de recouvrement frauduleux de dettes, et la dernière en date à s’être penchée sur des dysfonctionnements après des affaires de pédocriminalité ou de protection de l’environnement.
-
MondeEn Ligne 7 joursLe fils du dernier chah d’Iran rejette toute négociation avec Téhéran
-
CultureEn Ligne 7 joursDavid Lisnard veut des contrôles antidrogue jusqu’au tapis rouge du Festival de Cannes
-
NewsEn Ligne 5 joursAffaire Hilairet : la défense du suspect s’appuie sur une contamination lors de l’autopsie
-
PlanèteEn Ligne 5 joursUn séisme de magnitude 7,7 secoue le nord du Japon sans causer de dégâts majeurs
-
CultureEn Ligne 5 jours_**Boualem Sansal annonce son départ de France**_
-
NewsEn Ligne 7 joursNice : Éric Ciotti dégaine un budget d’austérité à 60 millions d’euros
-
NewsEn Ligne 7 joursSouillot défend sa ligne syndicale face aux critiques internes
-
ÉconomieEn Ligne 6 joursL’expertise ukrainienne des drones s’exporte discrètement en France