Monde
La veille d’un entretien crucial avec Trump, Zelensky reçoit l’assurance du soutien occidental

À la veille d’une rencontre déterminante avec l’ancien président américain, le chef de l’État ukrainien a recueilli, lors d’une escale au Canada et d’un échange avec les dirigeants européens, des messages de fermeté envers Moscou et de soutien à sa démarche.
Volodymyr Zelensky a effectué une halte samedi à Halifax, en Nouvelle-Écosse, avant de se rendre en Floride pour un face-à-face prévu ce dimanche avec Donald Trump. Cette étape canadienne et une visioconférence avec les principaux responsables européens lui ont permis de recueillir des déclarations de solidarité unanimes. Les participants, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, ont affirmé leur « plein soutien » à l’Ukraine à la veille de ces discussions américaines, promettant que les efforts en vue d’une résolution du conflit se feraient en « étroite coordination » avec Washington.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a pour sa part souligné que l’objectif commun demeurait une paix « juste et durable », conditionnée au respect de la « souveraineté et de l’intégrité territoriale » de l’Ukraine. Le Premier ministre canadien Mark Carney a insisté sur le fait qu’une telle issue ne pourrait advenir sans une « Russie prête à coopérer ». Ces prises de parole interviennent dans un contexte de reprise des hostilités. Dans la nuit de vendredi à samedi, la capitale ukrainienne et sa région ont été la cible d’une nouvelle vague d’assauts aériens russes, faisant deux morts et une quarantaine de blessés, selon les autorités locales.
Ces frappes, qui ont principalement visé des infrastructures énergétiques, ont privé d’électricité plus d’un million de foyers. L’armée de l’air ukrainienne affirme avoir intercepté la majorité des projectiles. Le président français Emmanuel Macron a déclaré que ces attaques illustraient « le contraste entre la disposition de l’Ukraine à bâtir une paix durable et la détermination de la Russie à prolonger la guerre ». Volodymyr Zelensky a quant à lui dénoncé une preuve que Moscou « ne veut pas mettre fin à la guerre ».
L’entretien en Floride doit porter sur les « questions sensibles » au cœur du plan américain de règlement du conflit, notamment le sort du Donbass et les garanties de sécurité pour Kiev. Une nouvelle version de ce document, retravaillée après des négociations avec les autorités ukrainiennes, propose un gel des lignes de front sans trancher immédiatement la question territoriale. Elle écarte également deux demandes-clés du Kremlin, à savoir un retrait des troupes ukrainiennes de la région de Donetsk et un engagement juridique de non-adhésion à l’Otan.
Cette proposition semble peu susceptible d’obtenir l’aval de Moscou. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a accusé vendredi Kiev et ses alliés européens de vouloir « torpiller » les négociations. Le président russe Vladimir Poutine a pour sa part averti samedi que si les autorités ukrainiennes ne souhaitaient pas un règlement pacifique, les problèmes seraient résolus « par des moyens militaires ». De son côté, Donald Trump avait affirmé la veille que Volodymyr Zelensky « n’avait rien » sans son accord, tout en se disant confiant sur le déroulement des pourparlers avec les deux parties.

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