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La résurgence du Covid, une ombre pour les commerces afro-américains

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La pandémie de Covid-19 a fragilisé un grand nombre de PME aux Etats-Unis mais l’effet est plus dévastateur pour les petits commerces tenus par des Afro-Américains, qui rencontrent souvent plus de difficultés pour obtenir des prêts bancaires.

La résurgence de l’épidémie à l’approche des fêtes de fin d’année, période cruciale pour la santé financière des commerces de proximité, est de nature à pousser plus d’un à mettre la clé sous la porte.

D’autant que l’effet positif des manifestations monstres contre les inégalités raciales et économiques de l’été a vécu.

A Los Angeles, les autorités ont décidé mercredi de fermer les bars et restaurants, à la veille de Thanksgiving.

Dans le sud de la métropole, le restaurant spécialisé dans les repas épicés Hotville Chicken avait déjà dû fermer sa salle. Il doit maintenant abandonner la terrasse.

« Ca va faire mal », déplore sa propriétaire Kim Prince. Cette Afro-Américaine garde toutefois de l’optimisme: avec les ventes à emporter et à livrer, « ce ne sera peut-être pas catastrophique ».

Les nouvelles règles ne s’appliquent pas à des magasins comme « One of a Kind Hats », qui vend des chapeaux.

Mais « les affaires ne vont pas fort », remarque sa propriétaire Meeka Robinson Davis. Ses clients n’ont plus beaucoup l’occasion d’aller à la messe, à des mariages ou à d’autres célébrations et son chiffre d’affaires a reculé de 70%.

Au moins trois magasins ont fermé dans sa rue.

Le nombre de petites entreprises dirigées par des personnes noires a diminué de 41% entre février et avril, contre seulement 17% pour les sociétés gérées par des personnes blanches, selon une étude publiée en août de l’antenne de New York de la puissante Réserve fédérale (Fed) publiée en août.

Relations fragiles avec les banques

Les relations plus fragiles de la communauté noire avec les banquiers a défavorisé les sociétés dirigées par ses membres quand il a fallu préparer les dossiers de demande de prêts accordés en urgence par le gouvernement aux PME.

« Le Covid-19 a exacerbé ces problèmes et les entreprises des communautés les plus durement touchées ont connu d’énormes disparités dans l’accès aux fonds de secours fédéraux et un taux plus élevé de fermetures d’entreprise », a constaté Claire Kramer Mills, vice-président adjointe à la Fed de New York.

A Los Angeles, évaluer combien de commerces ont fermé est compliqué car certains ont bougé ou ont réduit leurs activités au minimum, explique Joe Rouzan III, directeur d’une association qui oeuvre pour le développement économique dans le sud de la ville.

« On ne pourra pas appréhender l’impact complet du Covid avant que la pandémie ne disparaisse mais on sait que ça a fait des dégâts sérieux », dit-il.

Certaines entreprises ont limité la casse grâce à internet.

La librairie Eso Won Books par exemple a maintenu les commandes en ligne quand elle a baissé son rideau en mars.

Les ventes ont clairement baissé et les salaires ont dû être réduits, explique son co-propriétaire James Fugate.

Mais le commerce a observé un pic inattendu d’activité en juin, au moment de la montée en puissance des manifestations lancées après la mort de l’Afro-Américain George Floyd, après avoir été mentionné par l’auteur Ibram Kendi lors d’une interview.

Des milliers de commandes pour des livres sur l’antiracisme et l’histoire de la communauté noire ont afflué, forçant même la librairie à suspendre temporairement son service de vente en ligne.

Des subventions, pas des prêts

La vente en ligne ne sied pas à tous les commerces, comme One of a Kind qui fait des chapeaux sur-mesure et sert des clients souhaitant voir de près les produits, remarque Mme Davis.

Sa boutique a bien fabriqué et vendu des masques en tissu. Mais pour payer le loyer, elle a dû piocher dans ses économies et s’appuyer sur des aides publiques.

Elle a aussi obtenu un prêt de 27.000 dollars d’un programme du gouvernement mais espère ne pas avoir à l’utiliser.

« Je ne veux pas être étouffée par des dettes », dit Mme Davis.

Alors que la difficulté d’obtenir un crédit à un taux correct pour les Afro-Américains est souvent dénoncée, les grandes banques se sont engagées ces derniers mois à offrir de meilleures conditions aux communautés de couleur.

Mais M. Rouzan préfère largement les subventions, comme celle de 500.000 dollars accordée à son organisation par Netflix pour aider des commerces dirigés par des personnes noires à se stabiliser.

« S’endetter encore plus est la dernière chose dont ces entreprises ont besoin actuellement », remarque-t-il.

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Pour la première fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré favorable à la participation de représentants russes à un prochain sommet pour la paix. Il reste confiant quant au soutien des États-Unis, même en cas de retour au pouvoir de Donald Trump.

Lundi 15 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a surpris en se déclarant ouvert à la participation de la Russie à un futur sommet pour la paix, organisé par Kiev. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que des représentants russes devraient participer à ce deuxième sommet, espérant qu’un plan puisse être prêt en novembre. Zelensky n’a pas évoqué l’arrêt des hostilités, mais l’établissement d’un plan sur trois sujets : la sécurité énergétique de l’Ukraine, la libre navigation en mer Noire et les échanges de prisonniers.

C’est la première fois que Zelensky envisage des discussions avec la Russie sans exiger un retrait préalable des forces russes du territoire ukrainien. Par le passé, il avait refusé toute négociation tant que Vladimir Poutine resterait au pouvoir, allant jusqu’à signer un décret rendant illégales de telles discussions.

Le premier sommet pour la paix en Ukraine, organisé en Suisse en juin, avait rassemblé une centaine de pays, sans la Russie et sans la Chine, alliée de Moscou. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en dix points, soutenu par l’Occident et impliquant le retrait des forces russes, une proposition rejetée par Moscou.

Volodymyr Zelensky a également affirmé ne pas craindre une éventuelle réélection de Donald Trump à la présidence américaine, malgré les incertitudes que cela pourrait entraîner sur le soutien de Washington à Kiev. « Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a-t-il déclaré.

La perspective d’une victoire de Trump en novembre soulève des questions sur la continuité du soutien américain à l’Ukraine. Trump a laissé entendre qu’il mettrait fin rapidement au conflit s’il revenait à la Maison-Blanche, ce qui pourrait contraindre Kiev à négocier dans une position défavorable. Actuellement, près de 20% du territoire ukrainien est encore occupé par la Russie.

Cependant, Zelensky a souligné le soutien significatif du parti républicain aux États-Unis, affirmant que la majorité de ce parti soutient l’Ukraine. Il a récemment rencontré de nombreux élus républicains et noté que certains dirigeants républicains avaient des positions plus radicales que Trump lui-même.

En somme, le président ukrainien se montre ouvert à de nouvelles discussions pour la paix, tout en restant confiant quant au soutien international à son pays, indépendamment des changements politiques à venir aux États-Unis.

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États-Unis : la tentative d’assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

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États-Unis : la tentative d'assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

La tentative d’assassinat de Donald Trump a obligé le président Joe Biden à modérer ses attaques contre son adversaire républicain, tout en offrant un répit face aux critiques concernant son âge et sa santé.

La campagne présidentielle de Joe Biden a pris un tournant inattendu suite à la tentative d’assassinat de Donald Trump. Le président démocrate a reconnu lundi avoir fait une « erreur » en appelant à « cibler » Trump lors d’un appel avec des donateurs, quelques jours avant l’attaque contre son rival républicain. Dans une interview à NBC, Biden a précisé qu’il voulait dire « concentrez-vous sur lui, sur ce qu’il fait ».

Dans un contexte politique tendu, M. Biden a souligné dimanche soir la nécessité de « faire baisser la température de notre vie politique ». Des républicains ont accusé Biden d’avoir contribué à un climat politique violent ayant conduit à l’attaque contre Trump. En réponse, Biden a déclaré : « Je n’ai pas eu recours à cette rhétorique. Mon rival parle d’une boucherie s’il perd. »

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a affirmé qu’il est « acceptable de parler des actions et de la personnalité de quelqu’un ». Cependant, l’équipe de campagne de Biden a dû ajuster le ton de ses critiques, limitant ainsi un angle d’attaque majeur : présenter Trump comme une menace pour la démocratie américaine. Karen Tumulty, chroniqueuse au Washington Post, estime que ce moment est particulièrement inopportun pour Biden, qui doit redéfinir sa stratégie face à Trump.

Biden a insisté sur l’importance de parler des dangers posés par Trump : « Comment parlez-vous de la menace sur notre démocratie, qui est réelle quand un président dit des choses comme il dit ? Vous ne dites rien juste parce que cela pourrait inciter quelqu’un ? »

La tentative d’assassinat pourrait également aider Biden, 81 ans, en détournant l’attention des préoccupations sur ses capacités à assurer un nouveau mandat. Après l’attaque, Biden a adopté un ton présidentiel, s’adressant à la nation dimanche, une intervention rare depuis son bureau ovale. Lundi, il a déclaré à NBC que son « acuité mentale est sacrément bonne » et a souligné ses réalisations en trois ans et demi de mandat, tout en reconnaissant que les inquiétudes sur son âge sont légitimes.

Les appels à ce que Biden se retire de la course à la présidentielle se sont calmés depuis l’attaque contre Trump. Peter Loge, politologue à l’Université George Washington, a déclaré que cet événement « donne à Biden un peu de temps » et change la donne pour ceux qui demandaient son retrait.

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis, a été blessé par un tir lors d’un meeting à Butler, Pennsylvanie. Touché à l’oreille, il a rapidement repris son discours sous les acclamations de ses partisans.

Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Alors qu’il venait de commencer son discours, un coup de feu a retenti dans l’assistance. Les agents de sécurité de l’ancien président se sont immédiatement interposés pour le protéger. Trump, malgré une blessure à l’oreille et le visage en sang, s’est relevé en levant le poing et en scandant « Fight ! Fight ! » sous les acclamations de ses partisans criant « USA ! USA ! ».

Évacué par ses agents de sécurité, Donald Trump a été examiné par un médecin sur place. La balle a traversé le haut de son oreille, comme il l’a confirmé sur son réseau social quelques heures après l’incident. Ses jours ne sont pas en danger. « Il est incroyable qu’un tel acte puisse se produire dans notre pays », a-t-il déclaré.

L’assaillant, identifié par le FBI comme Thomas Matthew Crooks, un jeune homme de 20 ans originaire de Bethel Park, a été tué par les forces de l’ordre. Selon les médias américains, il a tiré depuis un toit à l’extérieur du rassemblement. Un participant au meeting a également été tué et deux autres personnes blessées. Les services secrets américains et le FBI poursuivent leur enquête.

Cet incident a suscité une vague de soutien pour Donald Trump, malgré ses implications judiciaires, notamment l’affaire Stormy Daniels. De nombreuses personnalités, dont Joe Biden, Barack Obama et Elon Musk, ont réagi à cet événement.

Il s’agissait du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain face au président sortant, Joe Biden, pour l’élection de novembre. Trump a assuré qu’il participerait à la convention.

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