Politique
La présidentielle sous tension, Bardella met en garde contre un climat délétère

À quelques mois du scrutin, le président du Rassemblement national exprime ses craintes quant à une dégradation du débat public et pointe du doigt l’extrême gauche, qu’il juge responsable d’une atmosphère de violence.
Jordan Bardella a souhaité alerter sur les conditions dans lesquelles se déroulera la prochaine élection présidentielle. Le président du Rassemblement national a estimé que le pays ne pouvait se permettre une campagne marquée par le désordre et l’affrontement. Il a appelé à neutraliser les forces qui, selon lui, cherchent à perturber le fonctionnement normal de la démocratie.
Le dirigeant a souligné la responsabilité particulière de l’ensemble de la classe politique à l’approche d’un tel rendez-vous. Chaque personnalité influente, a-t-il affirmé, porte une part de responsabilité dans le climat qui entourera le débat. Il a désigné l’extrême gauche comme une menace pour les institutions et la paix civile, l’accusant de recourir systématiquement à l’intimidation et à la force. Combattre cette mouvance représenterait, selon ses termes, la manière la plus appropriée de rendre hommage à la mémoire de Quentin Deranque, le jeune militant dont la mort récente a secoué le pays.
Le chef du RN a vivement critiqué les responsables de la majorité présidentielle, leur reprochant d’avoir, lors des dernières législatives, appelé à faire barrage à son parti en soutenant des candidats de La France insoumise. Cette stratégie aurait, selon lui, ouvert les portes du Palais-Bourbon à des éléments qu’il qualifie de radicaux. Il a également visé l’ancien chef de l’État François Hollande, l’associant à une organisation d’ultragauche par le biais de sa campagne, une accusation immédiatement démentie par l’entourage de l’intéressé.
Se présentant en garant de l’ordre et des valeurs républicaines, Jordan Bardella a assuré que son mouvement n’avait jamais incité à la violence dans l’arène politique. Il a défendu l’idée que le Rassemblement national constituait aujourd’hui le rempart le plus solide pour protéger les citoyens contre la montée des agressions et des pressions de toutes sortes, se posant en force de stabilisation face à ce qu’il perçoit comme un danger pour la cohésion nationale.

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