Monde
La Grande-Bretagne enregistre une baisse historique de l’immigration nette en 2025


Le solde migratoire britannique a chuté de près de moitié pour atteindre 171 000 personnes en 2025, son plus bas niveau depuis 2021, une évolution largement attribuée à la diminution des visas de travail.
L’Office national des statistiques a dévoilé ces chiffres qui marquent un tournant dans la politique migratoire du Royaume-Uni. Après avoir culminé à 860 000 personnes en 2023, l’immigration nette a connu une décrue spectaculaire, passant de 331 000 en 2024 à 171 000 cette année. Cette tendance s’explique principalement par la chute de 47% des arrivées de ressortissants de pays hors Union européenne pour motifs professionnels.
Le Premier ministre travailliste Keir Starmer, confronté à une grave crise politique après la déroute de son parti aux élections locales du 7 mai, n’a pas manqué de saluer ces résultats. Il a souligné que son gouvernement respectait ses engagements en matière de contrôle des frontières, tout en reconnaissant que des efforts supplémentaires étaient nécessaires pour instaurer un système basé sur les compétences.
La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a défendu une approche équilibrée, affirmant que le pays continuerait d’accueillir ceux qui souhaitent contribuer à son développement, tout en insistant sur la nécessité de restaurer l’ordre aux frontières. Cette position suscite des critiques au sein de l’aile gauche du parti travailliste.
Les mesures restrictives introduites par le précédent gouvernement conservateur en 2024 ont joué un rôle déterminant dans cette baisse. L’interdiction pour les soignants et les étudiants étrangers de faire venir leurs proches, ainsi que le relèvement du seuil salarial pour les travailleurs qualifiés, ont considérablement réduit les flux migratoires.
Parallèlement, le nombre de demandes d’asile a légèrement augmenté pour atteindre 88 000 en 2025, soit un millier de plus que l’année précédente. Les traversées de la Manche sur des embarcations de fortune ont concerné 41 472 migrants cette année, un chiffre qui reste élevé mais inférieur au record de 2022.
Le gouvernement travailliste a renforcé sa politique d’asile en réduisant la durée du statut de réfugié de cinq ans à trente mois renouvelables pour les nouveaux demandeurs. Les principaux pays d’origine des migrants restent l’Érythrée, l’Afghanistan, l’Iran, le Soudan et la Somalie, selon les données officielles couvrant la période d’octobre 2024 à septembre 2025.





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