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La fin du « Lokal » après le décès d’un streameur en direct

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L’aventure controversée du collectif niçois s’interrompt définitivement suite au décès de l’un de ses membres durant un live, provoquant une onde de choc dans l’univers du streaming.

Owen Cenazandotti, connu sous le pseudonyme Naruto, a officialisé la dissolution du collectif « Lokal » via une publication sur les réseaux sociaux. Cette décision intervient après le décès de Raphaël Graven, alias Jean Pormanove, survenu le 18 août dernier lors d’une diffusion en direct sur la plateforme Kick. Âgé de 46 ans, le streameur participait à un marathon audiovisuel de plus de douze jours au cours duquel il subissait, aux côtés d’un autre individu, des sévices et humiliations infligés par Cenazandotti et Safine Hamadi.

Les enregistrements, principalement réalisés dans un local à Contes, près de Nice, montraient des scènes de violence physique et psychologique présentées comme scénarisées. La chaîne « jeanpormanove », suivie par près de 200 000 abonnés, diffusait régulièrement ce type de contenus, suscitant l’indignation croissante de certains observateurs.

Les conclusions de l’autopsie, rendues publiques récemment, indiquent que le décès n’est pas imputable à l’intervention d’un tiers mais probablement à des causes médicales ou toxicologiques. Des analyses complémentaires sont toujours en cours. Parallèlement, une enquête pour violences volontaires en réunion sur personne vulnérable avait été ouverte dès décembre dernier, à la suite de révélations médiatiques.

Lors des obsèques de Raphaël Graven, mercredi dernier au crématorium de Nice, Cenazandotti et Hamadi étaient présents aux côtés de la famille. Une photographie les montrant aux côtés de la mère du défunt a été partagée en ligne, accompagnée d’un message évoquant la fin de l’aventure du « Lokal » mais affirmant que son héritage persisterait « dans les cœurs et les mémoires ».

Outre l’enquête locale, le parquet de Paris a ouvert une instruction concernant les pratiques de la plateforme Kick. Le gouvernement français a par ailleurs annoncé son intention de poursuivre l’entreprise pour manquement à ses obligations légales dans le cadre de la régulation des contenus en ligne.

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