Société
Dominique de Villepin rattrapé par des cadeaux somptuaires à l’approche de 2027


L’ancien chef de la diplomatie française se retrouve au cœur d’une polémique après la révélation de présents d’une valeur totale de 125 000 euros, offerts par le même intermédiaire qui avait mis en cause François Fillon.
Le magazine d’investigation « Complément d’enquête », dont la diffusion intégrale est prévue sur France 2 ce jeudi 30 avril, dévoile que Dominique de Villepin aurait reçu deux statuettes d’une valeur cumulée de 125 000 euros au début des années 2000, alors qu’il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères. L’information émane de Robert Bourgi, l’homme d’affaires déjà connu pour avoir été à l’origine de l’affaire des costumes de François Fillon.
Ces révélations surviennent à un an de l’élection présidentielle de 2027, pour laquelle Dominique de Villepin mène une campagne active. Selon les éléments rassemblés par l’émission, le premier objet est un buste en bronze de Napoléon Bonaparte, d’une valeur estimée à 75 000 euros, offert en 2002 par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso. Le second est une statuette représentant l’empereur sur l’île de Sainte-Hélène, offerte par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perucci. Si l’ancien ministre reconnaît avoir reçu cette seconde pièce, il en conteste le prix, avançant une valeur d’environ 10 000 euros, tandis que la facture transmise à l’émission mentionne 50 000 euros.
Interrogé par les journalistes, Dominique de Villepin a affirmé que Robert Bourgi avait lui-même réglé ces acquisitions. Il a également déclaré ignorer la provenance des cadeaux, assurant qu’il ne les aurait jamais acceptés s’il avait connu leur origine. « Je n’ai jamais été sensible à ces objets », a-t-il confié, ajoutant être prêt à les restituer. Il conteste par ailleurs que la facture de 75 000 euros corresponde au buste de Napoléon qui lui a été offert.
Si la valeur totale de ces présents dépasse largement celle des costumes Arnys reçus par François Fillon en 2016, pour un montant de 13 000 euros, leur acceptation n’était pas illégale à l’époque. Dominique de Villepin ne risque donc aucune poursuite judiciaire. Toutefois, cette affaire jette une ombre sur sa candidature à la présidence de la République, à un moment où la transparence et la probité des responsables politiques sont au cœur des préoccupations des électeurs.





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