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La bataille des villes s’intensifie à trois jours du scrutin

À quelques jours du second tour des municipales, les grandes métropoles françaises sont le théâtre d’affrontements politiques particulièrement tendus, où alliances et défections redessinent les rapports de force.
La campagne électorale entre dans sa phase décisive, marquée par des débats houleux et des accusations croisées. Lors d’une joute télévisée prolongée mercredi à Paris, les échanges entre les trois finalistes ont été particulièrement vifs. Le candidat socialiste, cible d’attaques soutenues de la part de ses concurrents de droite et de la gauche radicale, a répliqué dès le lendemain. Il a imputé au chef de l’État une influence sur le retrait de la candidate d’extrême droite qualifiée pour le second tour, une affirmation immédiatement démentie par l’Élysée. De son côté, la dirigeante du Rassemblement national a appelé à faire obstacle à ce même candidat, l’associant à des dysfonctionnements municipaux antérieurs.
À Marseille, l’incertitude a également plané sur l’organisation du débat télévisé. La candidate de la droite et du centre a finalement décliné l’invitation, laissant le maire sortant de gauche et son adversaire du Rassemblement national s’affronter seuls en direct. Ce dernier bénéficie, sur le papier, d’une position favorable après le retrait du candidat de la France insoumise.
Le scrutin de dimanche concernera près de mille six cents communes. À Toulouse, le maire sortant divers droite affronte une union des forces de gauche, dont la cohésion interne reste à l’épreuve du vote. Une configuration similaire se présente à Nantes, où l’alliance entre le Parti socialiste et la France insoumise est vivement contestée par le camp adverse, qui arrive juste derrière la maire sortante au premier tour. La situation est différente à Bordeaux, où le duel devrait opposer le candidat de la majorité présidentielle, bénéficiaire probable des reports de voix d’un candidat centriste éliminé, au maire écologiste sortant, qui a refusé toute fusion avec la liste insoumise.
Au-delà des enjeux locaux, les partis esquissent déjà les prémices de la prochaine campagne présidentielle. Des tensions sont apparues au sein de l’alliance nationale entre la droite et le centre, un élu alertant sur les conséquences d’une division pour une candidature commune à l’Élysée. Un récent retrait de soutien à Nice, en contradiction avec l’accord national, illustre ces fragilités. Parallèlement, les dirigeants du Rassemblement national ont poursuivi leur stratégie de politisation nationale du scrutin, revendiquant un ancrage populaire et tendant la main à d’autres formations, tout en déplorant le manque de réciprocité.

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