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Julien Odoul visé par deux plaintes pour ses propos sur les prénoms

SOS Racisme et le MRAP portent plainte contre le porte-parole du Rassemblement national après un meeting dans les Pyrénées-Atlantiques. Ils lui reprochent…

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Julien Odoul visé par deux plaintes pour ses propos sur les prénoms

SOS Racisme et le MRAP portent plainte contre le porte-parole du Rassemblement national après un meeting dans les Pyrénées-Atlantiques. Ils lui reprochent des déclarations qui alimentent les stéréotypes racistes et la haine.

L’affaire remonte au 12 mars dernier. Ce jour-là, à Pau, Julien Odoul prend la parole lors d’un meeting de campagne. Il affirme alors qu’une femme a « plus de chances de se faire agresser par Kévin et Mattéo ». Une phrase qui n’est pas passée inaperçue. L’élu va plus loin en utilisant le prénom « Mamadou » dans un contexte clairement péjoratif. Pour les associations antiracistes, ce n’est pas une maladresse. C’est une attaque délibérée contre des personnes en raison de leurs origines.

SOS Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) ont donc déposé deux plaintes distinctes. Ils invoquent le délit d’injure publique et de provocation à la haine ou à la discrimination raciale. Selon eux, ces propos essentialisent des millions de citoyens uniquement à cause de leur origine réelle ou supposée. Ils estiment que le député de l’Yonne entretient des préjugés dangereux qui fracturent encore un peu plus la société française. La deuxième plainte, révélée par des médias locaux, confirme la détermination des associations à ne pas laisser passer ce genre de discours.

De son côté, Julien Odoul refuse de céder. Sur Facebook, il a réagi avec virulence. Il réaffirme que « les statistiques officielles démontrent le lien entre l’immigration massive et l’insécurité ». Et il conclut par un message sans appel : « Ils ne me feront jamais taire ! » Une position qui risque de durcir le débat, alors que les plaintes viennent d’être enregistrées. Reste à savoir si la justice suivra. En attendant, cette affaire relance une fois de plus la question des limites de la liberté d’expression pour les élus.

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