Nous rejoindre sur les réseaux

News

Hantavirus : la ministre de la Santé s’apprête à lever le voile sur une gestion sous haute tension

Article

le

Alors que le premier cas français d’hantavirus est hospitalisé en réanimation et que 22 cas contacts sont placés sous surveillance renforcée, la ministre Stéphanie Rist doit répondre ce mardi après-midi aux nombreuses interrogations qui agitent l’opinion publique.

Le retour sur le territoire national, dimanche, d’une Française contaminée par l’hantavirus et de quatre autres ressortissants ayant partagé le même voyage en croisière a replacé la gestion des risques infectieux au cœur de l’actualité. Tous ont été placés à l’isolement strict dans un hôpital parisien. Parallèlement, les autorités sanitaires suivent de près 22 personnes identifiées comme cas contacts, réparties entre plusieurs vols aériens et le navire de croisière à l’origine de la contamination. Cette situation suscite une cascade d’interrogations dans une société encore marquée par la pandémie de Covid-19. Existe-t-il un risque de propagation épidémique ? Comment les personnes exposées sont-elles prises en charge ? À quel stade de la maladie la contagiosité est-elle la plus élevée ?

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, doit apporter des éléments de réponse à 16h45, entourée de la directrice de Santé publique France, Caroline Semaille, et de Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique. Le dispositif d’expertise réunira également plusieurs sommités de l’infectiologie et de la virologie française, parmi lesquelles Yazdan Yazdanpanah, Olivier Schwartz, Antoine Flahault et Xavier Lescure.

Pour l’heure, les scientifiques écartent tout parallèle avec le Covid-19. L’infectiologue Karine Lacombe a rappelé que l’hantavirus, et en particulier la souche Andes, est un agent pathogène bien connu, circulant depuis longtemps en Amérique du Sud, où il n’a jamais provoqué que des foyers de petite ampleur. Avec les mesures de protection en place, une épidémie généralisée paraît peu probable. En revanche, la vigilance reste de mise pour les personnes exposées, car le taux de létalité de cette souche est estimé entre 35 et 50 %, ce qui en fait une maladie particulièrement grave.

Face à ce risque, le gouvernement a durci les règles d’isolement. Lundi, le Premier ministre a annoncé que tous les cas contacts, sans exception, devraient désormais observer une quarantaine renforcée en milieu hospitalier. Il a également appelé à une coordination sanitaire plus étroite au sein de l’Union européenne et de l’espace Schengen pour briser les éventuelles chaînes de transmission. La ministre de la Santé a déjà engagé des échanges avec plusieurs pays européens en ce sens.

Parmi les 22 cas contacts recensés, huit se trouvaient à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, où voyageait également la victime néerlandaise de l’hantavirus. Les quatorze autres étaient présents sur un vol Johannesbourg-Amsterdam, où cette même personne était montée brièvement avant d’être débarquée en raison de son état. Les autorités restent discrètes sur le sort précis de ces quatorze personnes, notamment leur localisation, leur âge et la durée prévue de leur isolement. Quant aux cinq Français rapatriés du navire de croisière MV Hondius, ils sont confinés à l’hôpital Bichat, à Paris. L’une d’elles, testée positive, se trouve en réanimation dans un état stable. Un cas contact identifié à Concarneau, dans le Finistère, a été transféré au CHU de Rennes.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus