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Pétrole flamboyant, tech en berne : les Bourses mondiales sous tension

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Les marchés financiers oscillent entre la flambée des prix du brut et l’essoufflement du secteur technologique, alors que les perspectives d’un règlement diplomatique au Moyen-Orient s’éloignent.

Les investisseurs restent suspendus aux fluctuations du pétrole et à la santé des valeurs technologiques, dans un climat d’incertitude persistante autour d’un éventuel accord au Moyen-Orient. Téhéran a rejeté mardi toute modification de ses propositions pour mettre fin au conflit régional, après que le président américain a qualifié la veille le document iranien de bon à jeter. Ces déclarations ont douché les espoirs d’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Vers 12 heures GMT, les deux principales références du brut s’échangeaient au-dessus de la barre des 100 dollars le baril, avec une progression de plus de 3% pour le Brent de la mer du Nord et le WTI américain. Selon Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB, il est peu probable que l’impasse diplomatique entre l’Iran et les États-Unis se dénoue à court terme, d’autant que l’attention de l’administration américaine se tourne désormais vers la Chine et un sommet prévu mercredi.

Certains analystes de la même plateforme d’investissement tentent de tempérer les craintes. Antoine Andreani, responsable de la recherche pour XTB France, y voit davantage une stratégie de pression qu’une escalade imminente. Il souligne que le prix de l’essence à plus de quatre dollars le gallon exerce une pression politique forte sur l’administration américaine, ce qui pousse les marchés à anticiper une désescalade rapide avant les prochaines échéances électorales.

Cette lecture prudente ne suffit pas à rassurer les places financières. New York devrait ouvrir en baisse, selon les contrats à terme sur les principaux indices américains. L’action de GameStop reculait après le rejet d’une offre d’achat par eBay. En Europe, les indices boursiers de Paris, Milan, Francfort et Londres cédaient du terrain. Andreas Lipkow, de CMC Markets, observe que les partisans de la hausse des actions peinent à trouver des arguments solides, entre des prix de l’énergie toujours élevés, un secteur des semi-conducteurs déjà très valorisé et des inquiétudes inflationnistes ravivées par les données américaines à venir.

Sur le marché obligataire, les taux d’emprunt du Royaume-Uni ont bondi, le rendement du Gilt à dix ans atteignant 5,1%. Cette envolée intervient alors que les appels à la démission du Premier ministre britannique se multiplient après une lourde défaite électorale. Kathleen Brooks estime que le marché obligataire réagit non seulement à un éventuel départ du chef du gouvernement, mais aussi à l’identité de son successeur potentiel. Anna Macdonald, chez Hargreaves Lansdown, ajoute que les investisseurs étrangers, qui représentent une part significative des acheteurs d’obligations d’État britanniques, exigent désormais une prime de risque plus élevée.

En Europe continentale, les rendements du Bund allemand et de l’Obligation assimilable du Trésor français poursuivaient leur hausse, traduisant la crainte des créanciers qu’une inflation persistante n’érode la valeur réelle de leurs titres.

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