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Hantavirus : la menace sous haute surveillance après le séquençage de la souche virale
L’Institut Pasteur a publié les résultats du séquençage du hantavirus prélevé sur une passagère française rapatriée, confirmant une souche proche de celle circulant en Amérique du Sud. Si le risque de transmission interhumaine reste faible, la vigilance demeure de mise pour les 22 cas contacts identifiés en France.
Près de deux semaines après la détection du hantavirus des Andes à bord du navire de croisière MV Hondius, les analyses de l’Institut Pasteur livrent leurs premières conclusions. Le séquençage de la souche virale, réalisé à partir du sang d’une rescapée française hospitalisée à l’hôpital Bichat, révèle une identité quasi parfaite avec les souches sud-américaines connues. La patiente, qui avait présenté des symptômes durant son vol de rapatriement par jet privé le 10 mai, reste plongée dans un coma artificiel et sous assistance respiratoire.
Les autorités sanitaires s’efforcent de rassurer quant à la dangerosité de ce virus. La ministre de la Santé a affirmé qu’aucun élément ne suggérait l’émergence d’un variant plus transmissible ou plus virulent. L’Institut Pasteur confirme cette analyse : les souches prélevées en Amérique du Sud et celles du MV Hondius sont identiques à 97 %, les 3 % de différence correspondant aux variations naturelles du virus depuis sa première identification en 1996. Ces mutations n’altèrent pas les caractéristiques de la souche détectée parmi les voyageurs. L’Organisation mondiale de la santé estime ainsi que le risque global pour la santé publique demeure faible, sans commune mesure avec la pandémie de Covid-19.
Vingt-deux Français ont été recensés comme cas contacts depuis le début de l’alerte, dont quatre passagers du paquebot qui reliait Ushuaïa au Cap-Vert. Bien qu’ils ne présentent aucun symptôme, ils sont régulièrement testés par les équipes de l’hôpital Bichat et resteront confinés pendant au moins six semaines, en raison de la durée d’incubation variable du virus. La patiente infectée, quant à elle, lutte toujours pour sa survie.
Pour comprendre l’origine et la propagation de cette épidémie, le chef de l’OMS a mandaté une mission scientifique argentine à Ushuaïa, où le patient zéro, un Néerlandais sexagénaire décédé à bord du navire avec son épouse et un autre passager, avait séjourné avant d’embarquer. Les recherches, qui doivent débuter prochainement, visent à remonter la piste des rongeurs vecteurs du hantavirus. Les résultats sont attendus pour la mi-juin.
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