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Donald Trump veut installer le patron de l’UFC au perchoir de la Maison Blanche

Le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social avoir proposé à Dana White, son ami et dirigeant de l’UFC, le poste de porte-parole de la…

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Donald Trump veut installer le patron de l'UFC au perchoir de la Maison Blanche

Le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social avoir proposé à Dana White, son ami et dirigeant de l’UFC, le poste de porte-parole de la Maison Blanche. L’intéressé n’a pas encore dit oui, mais affiche déjà son enthousiasme.

Donald Trump a tranché. Samedi, il a annoncé avoir proposé à Dana White, son ami de longue date et patron de l’UFC, la principale organisation mondiale d’arts martiaux mixtes, de devenir porte-parole de la Maison Blanche. Sur Truth Social, le président républicain décrit son candidat comme un « combattant et guerrier violent ». Une chose est sûre, Dana White n’a pas encore répondu par l’affirmative.

Le message présidentiel a vite circulé. Il faut dire que l’intéressé, qui suivait un combat à Londres, a lui-même relayé l’annonce. Sur Instagram, Dana White a publié une photo de lui au pupitre de la salle de presse de la Maison Blanche, avec une légende qui laisse peu de place au doute, « Vers le nouveau chapitre ». Et Donald Trump d’insister, en l’exhortant à accepter, « Dana, s’il te plaît accepte ce boulot ».

Le poste, lui, est libre depuis un moment. Il est vacant depuis l’éviction, le 16 octobre, de Katie Zacharia, partie au bout d’une petite semaine. Cette nomination interviendrait au lendemain d’une autre, celle de Stephen Miller, conseiller de longue date et figure de la droite dure, propulsé directeur de cabinet de la Maison Blanche. Deux choix qui dessinent la même ligne, celle d’un président bien décidé à ferrailler avec la future majorité démocrate.

Car le contexte est tendu. Mardi, les élections de mi-mandat ont tourné à la déroute pour son camp. Les démocrates s’apprêtent à prendre la main au Congrès en janvier, avec l’intention affichée de lancer des enquêtes parlementaires contre Donald Trump, son gouvernement et ses proches, qu’ils accusent notamment de corruption. Les ministres de la Défense Pete Hegseth et de la Justice Todd Blanche seraient en première ligne. En réponse, Donald Trump a affirmé avoir ordonné à son ministère de la Justice d’enquêter sur ce qu’il qualifie de « chantage » des démocrates, qui menacent selon lui d’engager des procédures de destitution contre des membres de son équipe.

Derrière cette proposition, il y a un profil. Dana White, crâne rasé et silhouette athlétique, est une figure conservatrice et masculiniste qui parle de Donald Trump comme de son « pote ». Il est monté sur scène le 6 novembre 2024, lors du discours de victoire du candidat républicain, puis à la convention républicaine en juillet 2024. Depuis, il a intégré le conseil d’administration de Meta, maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, un signe du virage conservateur du groupe.

Donald Trump voit en lui un allié de poids. Il l’invite aussi à s’entourer d’adjoints issus du monde du MMA, dont deux Russes et une Brésilienne, « même si certains ne sont pas de notre pays », et justifie ce choix par la nécessité de « nous défendre contre la gauche cinglée ». Le lien entre les deux hommes ne date pas d’hier. En juin, le président a fêté son 80e anniversaire en accueillant un tournoi de MMA à la Maison Blanche, organisé par l’UFC.

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