Nous rejoindre sur les réseaux

News

Crash d’ÉgyptAir : la justice française recommande un non-lieu, les familles s’indignent

Article

le

Dix ans après la catastrophe qui a coûté la vie à 66 personnes, le parquet de Paris estime que seuls les pilotes décédés portent la responsabilité de l’incendie. Les proches des victimes dénoncent une enquête bâclée et une obstruction à la vérité.

Le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l’enquête sur le crash du vol ÉgyptAir survenu en 2016, une décision qui suscite la colère des familles des victimes. Selon une source proche du dossier, les magistrats estiment que les investigations n’ont pas permis d’établir d’autres fautes que celles des membres d’équipage, tous décédés dans l’accident. L’incendie qui a ravagé le cockpit aurait été provoqué par une fuite d’oxygène provenant du boîtier de rangement du masque du pilote, combinée à une source de chaleur non identifiée. Les juges d’instruction doivent maintenant trancher entre cette demande de non-lieu et les réclamations des parties civiles, qui exigent des expertises supplémentaires et la mise en examen de la compagnie aérienne égyptienne.

Les familles des 66 passagers, dont 15 Français, ont exprimé leur profond désarroi face à cette issue judiciaire. Elles dénoncent des conclusions qu’elles jugent tronquées et incompatibles avec les données de l’enregistreur de vol, ainsi qu’en contradiction avec les analyses du bureau d’enquêtes accidents. « La justice française n’est pas crédible dans ce dossier et semble faire obstacle à la vérité », ont-elles déclaré dans un communiqué, évoquant une victimisation secondaire après une décennie de procédure. Leur indignation s’est faite plus vive encore à l’occasion de la commémoration de la catastrophe, où elles ont dénoncé un sentiment d’abandon et une justice expéditive.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus