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Keir Starmer sous la pression de ses propres rangs : des figures montantes du Labour prêtes à prendre la relève

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Le Premier ministre britannique voit son autorité contestée de toutes parts après des élections locales désastreuses, tandis que son ministre de la Santé pourrait quitter le gouvernement et que son ancienne numéro deux se dit prête à jouer un rôle si la situation évoluait.

Keir Starmer traverse la période la plus périlleuse de son mandat. Alors que les conséquences des dernières élections locales continuent de fragiliser son leadership, plusieurs figures du Parti travailliste semblent désormais en mesure de lui succéder. Le ministre de la Santé, Wes Streeting, serait sur le point de quitter le gouvernement pour briguer la direction du parti, tandis qu’Angela Rayner, ancienne vice-Première ministre, a récemment été blanchie d’une affaire fiscale qui l’avait contrainte à quitter ses fonctions.

Le chef de l’exécutif lutte pour sa survie depuis plusieurs jours. Les résultats électoraux désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière ont été suivis par la démission de quatre secrétaires d’État en début de semaine et par un appel à son départ signé par 86 députés travaillistes, soit plus d’un cinquième de leur groupe parlementaire. Ces événements ont considérablement affaibli sa position à Downing Street.

Wes Streeting, figure de l’aile droite du Labour, est perçu comme un candidat sérieux à la succession. Selon des informations concordantes, il serait prêt à quitter le gouvernement pour se lancer dans la course à la direction du parti. Sa candidature pourrait ouvrir la voie à une compétition interne, d’autant que les règles du Labour exigent le soutien de 81 députés, soit 20% des élus travaillistes, pour déclencher une élection.

De son côté, Angela Rayner, populaire auprès de l’aile gauche, a annoncé avoir été exonérée par l’administration fiscale britannique de toute accusation de fraude. Elle avait reconnu avoir sous-payé un impôt lors de l’achat de son logement dans le sud de l’Angleterre, ce qui avait conduit à son départ du gouvernement en septembre dernier. Interrogée sur une éventuelle candidature, elle a affirmé ne pas vouloir défier directement le Premier ministre, tout en estimant que ce dernier devait réfléchir à la possibilité de se retirer. Elle a laissé entendre qu’elle pourrait rejoindre la course si un autre responsable travailliste se lançait.

D’autres noms circulent dans la presse britannique, notamment celui d’Andy Burnham, maire du Grand Manchester, personnalité politique la plus populaire au sein du Labour selon les sondages. Toutefois, ce dernier devrait d’abord être élu député lors d’une législative partielle avant de pouvoir participer à un vote pour désigner le nouveau chef du parti. Al Carns, ancien officier de marine et député de Birmingham âgé de 46 ans, serait également prêt à se lancer dans la course si quelqu’un donnait le signal.

Keir Starmer a réaffirmé mercredi sa détermination à rester à Downing Street lors du débat qui a suivi le discours du roi à la Chambre des communes. Il a longuement échangé avec des ministres et des députés de son camp en fin de journée, tandis que plusieurs membres de son gouvernement exhortaient leurs collègues à ne pas plonger le parti dans le chaos.

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