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Climat: les industriels émetteurs de gaz à effet de serre reçus à l’Elysée

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Ciment, aluminium, acier, engrais, sucre ou carburants: en pleine conférence mondiale sur le climat en Egypte, les dirigeants des cinquante sites industriels français les plus émetteurs de CO2 sont conviés mardi à l’Elysée pour voir combien coûterait de continuer à produire en France sans réchauffer la planète.

Ce sont les sites sidérurgiques d’Arcelor Mittal à Dunkerque ou Fos sur Mer, les cimenteries de Vicat, Lafarge ou Calcia, des usines chimiques du Grand Est, de l’étang de Berre ou de Normandie, les fabricants d’engrais Yara ou Borealis, la verrerie d’Arcques, les raffineries d’ExxonMobil et TotalEnergies en Normandie, Air Liquide en région PACA, ou les sites de production de sucre de Tereos et Cristal Union dans le Nord de la France. Ils représentent 30.000 emplois.

Tout juste de retour de la COP27 à Charm el-Cheikh, Emmanuel Macron réunit leurs dirigeants à 15H00 avec l’intention d’accélérer la lutte contre le changement climatique, après un premier quinquennat jugé trop timoré en la matière par ses détracteurs.

Leur point commun est d’émettre des quantités considérables de C02 dans l’atmosphère, soit parce qu’ils brûlent du gaz pour chauffer leurs installations, soit parce qu’ils extraient certains éléments chimiques (l’hydrogène par exemple) du méthane et rejettent le CO2.

En France, l’industrie (hors transports et hors production d’énergie) représente « à peu près 20% de nos émissions de gaz à effet de serre », indique-t-on à l’Elysée, qui a inscrit la décarbonation de l’industrie dans les objectifs de la planification écologique du second quinquennat d’Emmanuel Macron.

A eux seuls, les 50 sites dont les représentants sont attendus à l’Elysée représentent la moitié des émissions de l’industrie, soit 10% des émissions du pays.

« Le but c’est de baisser les émissions sans baisser la production », précise-t-on au palais présidentiel. Et même « d’accélérer » la baisse des émissions (…) pour être neutre en carbone en 2050, a ajouté le ministre de l’Industrie Roland Lescure mardi sur France Inter.

Ce qui signifie dans nombre de cas: changer de source d’énergie en abandonnant les énergies fossiles (pétrole ou gaz) pour se tourner vers l’électricité non émettrice de CO2, soit verte (éolienne ou solaire), soit nucléaire, soit encore de l’hydrogène décarboné, produit à partir d’électricité elle-même décarbonée. Et dans d’autres cas, de capturer et séquestrer le CO2 émis ou de le réutiliser dans le processus industriel.

Investissements massifs

Cela suppose des investissements massifs susceptibles de renchérir les coûts de production et de fragiliser la compétitivité des entreprises concernées face à des concurrents internationaux moins pressés de se décarboner.

Après des décennies de délocalisations d’usines et une amorce timide de réindustrialisation de la France depuis 2020, l’Elysée s’inquiète ainsi de voir les investisseurs se tourner vers d’autres continents et notamment vers les Etats-Unis où un plan d’investissement vert alléchant (Inflation reduction Act) a été lancé par l’administration Biden.

« Toute la clé, c’est de faire en sorte que la décarbonation ne se transforme pas en une délocalisation massive », admet-on à l’Elysée.

« Ca va coûter beaucoup d’argent » a reconnu Roland Lescure. « Mais si on ne la fait pas en France », la décarbonation des cinq haut fourneaux dont ArcelorMittal dispose en France, « se fera ailleurs » a-t-il prévenu.

ArcelorMittal à lui seul représente 25% des émissions des industriels présents à l’Elysée, et 4% des émissions françaises, selon M. Lescure. « Je veux que les haut fourneaux soient décarbonés en France plutôt qu’on aille chercher notre acier ailleurs » a-t-il ajouté.

« La clé sera le montant de l’aide publique qui sera consentie » pour aider les industriels, résume Vincent Charlet, économiste à la Fabrique de l’Industrie.

« Sans aide publique, des filières entières risquent de disparaître » en France et en Europe, ajoute-t-il en citant le secteur des métaux de base, le plus exposé, qui « ne dispose pas d’assez de marge bénéficiaire pour supporter le coût de sa décarbonation » mais aussi ceux de « la chimie, du papier-carton, du ciment ou du verre, ainsi que le transport aérien ».

« Le fait que l’Elysée organise une telle réunion alors que le sujet est travaillé depuis longtemps entre les filières et les administrations centrales est une très bonne nouvelle », ajoute-t-il auprès de l’AFP, « et si un cofinancement public pouvait être annoncé à cette occasion, ce serait un très beau signal ».

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Déforestation: accord inédit de l’UE pour verdir ses importations

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Boire son café avec l’assurance de ne pas contribuer à la disparition de forêts à l’autre bout du monde: l’UE a scellé mardi un accord sans équivalent à ce jour pour interdire l’importation de produits s’ils contribuent à la déforestation, à quelques jours de la COP15 Biodiversité au Canada.

Le cacao, le café, le soja, mais aussi l’huile de palme, le bois, la viande bovine et le caoutchouc sont concernés, ainsi que plusieurs matières associées (cuir, ameublement, papier imprimé, charbon de bois…), selon ce texte conclu à l’issue de longues tractations entre le Parlement européen et les Etats membres de l’UE.

« Il s’agit d’une première dans le monde! C’est le café du petit-déjeuner, le chocolat que nous mangeons, le charbon dans nos barbecues, le papier de nos livres. C’est radical », s’est félicité Pascal Canfin (Renew, libéraux), président de la commission Environnement au Parlement européen.

A l’orée de la COP15 Biodiversité à Montréal, la décision de l’UE « non seulement change les règles du jeu de la consommation européenne, mais créé une incitation énorme pour les autres pays à changer leurs pratiques », salue Anke Schulmeister-Oldenhove, de l’ONG WWF, tandis que Global Witness applaudit « un moment historique ».

A l’origine de 16% de la déforestation mondiale par le biais de ses importations (majoritairement de soja et huile de palme, chiffres de 2017), l’UE est le deuxième destructeur de forêts tropicales derrière la Chine, selon le WWF.

L’importation dans l’UE sera interdite si ces produits sont issus de terres déboisées après décembre 2020. Les entreprises importatrices, responsables de leur chaîne d’approvisionnement, devront prouver la traçabilité via des données de géolocalisation des cultures, qui pourront être associées à des photos satellitaires.

« Change les règles du jeu »

Le texte avait été proposé en novembre 2021 par la Commission européenne, et repris dans ses grandes lignes par les Etats.

Mais les eurodéputés avaient voté en septembre pour le renforcer significativement, en élargissant la gamme de produits concernés, en particulier au caoutchouc, absent de la proposition initiale.

Le Parlement européen avait aussi réclamé d’étendre le champ du texte à d’autres écosystèmes boisés menacés, comme la savane du Cerrado (Brésil/Paraguay/Bolivie), dont provient une grande partie des importations européennes de soja.

L’accord trouvé entre eurodéputés et Etats stipule finalement que cette extension « à d’autres terres boisées » devra être envisagée au plus tard un an après l’entrée en vigueur du texte.

De même, après deux ans, la Commission est tenue d’étudier une possible extension à d’autres produits (comme le maïs, que les eurodéputés voulaient cibler dès maintenant), à d’autres écosystèmes riches en stockage de carbone et en biodiversité (tourbières…), mais aussi au secteur financier, une autre demande forte du Parlement.

L’UE pourrait ainsi envisager d’obliger les institutions financières à refuser des services financiers ou des crédits si ces derniers risquent d’être associés à des activités de déforestation.

Un report déploré par l’ONG Global Witness, selon laquelle les banques basées dans l’UE ont accordé en 2016-2020 quelque 30 milliards d’euros de financements à vingt géants de l’agroalimentaire responsables de déforestation.

Pas seulement les forêts primaires

En revanche, « nous avons obtenu une définition beaucoup plus robuste » pour couvrir l’ensemble des forêts, et non pas seulement les forêts primaires, a observé Christophe Hansen (PPE, droite), négociateur pour le Parlement.

Il se félicite également d’avoir pu inclure dans le texte final « des garanties pour protéger les droits des peuples autochtones »: les importateurs devront ainsi « vérifier la conformité avec la législation du pays de production en matière de droits de l’homme ».

Enfin, des règles strictes de mise en oeuvre ont été adoptées: au moins 9% des volumes importés depuis les pays où le risque de déforestation est élevé devront êtres contrôlés, et les amendes, calculées selon les dommages environnementaux, pourront atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel dans l’UE.

Le WWF pointe néanmoins un « texte imparfait »: l’inclusion immédiate des savanes « aurait fait une immense différence pour des écosystèmes en danger permanent », pointe Mme Schulmeister-Oldenhove, regrettant aussi une définition de la déforestation limitée à « la conversion » en terres cultivées, sans inclure tous les dommages au sein d’aires forestées.

« C’est une avancée majeure (…) Mais les gouvernements européens devraient avoir honte de laisser des failles », a abondé John Hyland, de Greenpeace, jugeant que les peuples autochtones ne recevaient qu’une protection « très précaire » puisque s’appuyant sur le droit local, inégal selon les pays.

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Europe

L’île d’Ischia, exemple du fléau de l’urbanisation illégale qui frappe l’Italie

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Ischia, l’île du sud de l’Italie frappée le 26 novembre par un glissement de terrain meurtrier, est victime de sa géographie et de la météo, mais aussi d’un phénomène massif d’urbanisation illégale qui touche de nombreuses régions du pays, et aggrave les risques de catastrophe, affirment experts et responsables politiques.

Le drame « d’Ischia est une tragédie annoncée qui a des causes et des responsabilités précises: une gestion irresponsable du territoire qui, avec l’accélération des effets du changement climatique, est devenue une bombe à retardement », a dénoncé la branche italienne du Fonds mondial pour la nature (WWF) au lendemain de la tragédie.

« C’est très hypocrite de pleurer les victimes maintenant tout en continuant à construire là où on ne devrait pas le faire », fustige l’ONG.

Selon des experts, l’urbanisation légale ou illégale, conjuguée au déboisement, empêche les sols d’absorber l’eau des précipitations, comme cela s’est produit à Casamicciola Terme, localité de l’île où de fortes pluies ont imprégné les terrains surplombant la station thermale et entraîné le glissement meurtrier.

Les constructions abusives sont un sujet récurrent de polémique de l’autre côté des Alpes, les catastrophes naturelles meurtrières qui frappent fréquemment la péninsule étant régulièrement associées à ce fléau.

« Le phénomène triste et répandu des constructions abusives est, dans la mesure où il est la cause, ou l’une des causes des catastrophes, un sujet que l’on ne peut plus éviter », a admis jeudi le ministre de la Protection civile Nello Musumeci.

C’est encore plus vrai à Ischia, île d’origine volcanique de la baie de Naples dont les sols sont particulièrement instables.

« 49% du territoire d’Ischia est classé à haut ou très haut risque de glissement de terrain, avec plus de 13.000 personnes habitant dans ces zones », a expliqué mercredi le ministre de l’Environnement Gilberto Pichetto Fratin.

Chiffre plus inquiétant encore: 93,9% des communes italiennes sont à risque de glissement de terrain, d’inondation ou d’érosion de la côte, selon le dernier rapport de l’Institut supérieur pour la protection et la recherche sur l’environnement (ISPRA).

« Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour comprendre que les constructions illégales représentent un multiplicateur de risques qui va bien au-delà des personnes qui y habitent », selon le WWF.

« Clinique suisse »

Face aux constructions anarchiques, la solution la plus souvent choisie en Italie est l’amnistie. Mais la procédure est si longue et compliquée qu’il faut souvent plusieurs années pour obtenir une réponse de l’administration.

Rien qu’à Ischia, ce sont 27.000 demandes d’amnistie qui ont été déposées ces dernières années, selon les médias.

Et quand la justice décide finalement de démolir une construction abusive, ses occupants trouvent souvent des moyens pour contourner la décision.

Cité par le quotidien turinois La Stampa, Aldo De Chiara, un procureur de Naples retraité, spécialisé dans la lutte contre les constructions illégales, décortique les stratagèmes utilisés.

Les occupants d’une maison illégale « faisaient venir les enfants de toute la famille, au sens large, car la présence de mineurs justifie le renvoi de la destruction », raconte-t-il.

Autre technique employée: les forces de l’ordre lorsqu’elles arrivent « trouvent dans les pièces illégales, la véranda ou la salle à manger, des malades reliés à des perfusions comme dans une clinique suisse ».

Pour Sergio Piro, un hôtelier de 47 ans qui gère trois établissements dont un à Casamicciola Terme, les constructions illégales ne sont qu’une partie du problème.

« Quand il y a un glissement de terrain dans le nord de l’Italie, on parle de changement climatique, quand il y en a un dans le sud, on parle de constructions illégales », explique-t-il à l’AFP.

« Il est vrai qu’il y a des constructions illégales, mais dans ce cas précis c’est un pan de montagne qui s’est détaché car il n’y a pas eu de travaux de prévention, notamment d’entretien des canaux de drainage », relève-t-il.

« J’ai entendu un énorme bruit quand ce torrent de rochers et de terre a frappé les premières maisons », tempère l’hôtelier, qui tient à souligner que le reste de l’île d’Ischia, qui vit essentiellement du tourisme, fonctionne tout à fait normalement.

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Sur la Côte d’Azur, une interdiction de pêcher bénéfique à la biodiversité et aux pêcheurs

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Des récifs et des poissons protégés mais aussi davantage de prises pour les pêcheurs: depuis près de 20 ans, une interdiction de pêche dans une réserve sur la Côte d’Azur française produit des effets vertueux pour l’environnement et l’économie.

Des roches ocres plongent dans l’eau turquoise de Méditerranée sous un ciel d’hiver bleu immaculé: le Cap Roux, à Saint-Raphaël (Var), une pointe du massif de l’Esterel, reste sauvage malgré sa proximité avec la baie de Cannes.

Plus de 80 espèces marines évoluent ici, attirées par des herbiers de posidonie –sorte de forêt sous-marine–, des plateaux de roche et de coralligène, un « rocher vivant » formé d’algues et de corail, qui constituent des lieux privilégiés pour se nourrir et se reproduire.

Depuis 2004, sur 450 hectares, la pêche sous toutes ses formes, professionnelle ou non, est formellement interdite, une décision radicale prise à la demande des pêcheurs eux-mêmes pour « préserver la ressource ».

« Les pêcheurs se faisaient du souci pour l’avenir et ont dit +on va geler un endroit pour servir de nurserie pour repeupler alentour+ », témoigne Christian Decugis, premier prud’homme de pêche de Saint-Raphaël, à quelques jours de la COP15 des Nations unies sur la biodiversité qui se tiendra à Montréal du 7 au 19 décembre.

La zone d’interdiction, au coeur d’un site protégé au niveau européen par le label Natura 2000, a été choisie pour son éloignement des ports et, surtout, car c’est « un endroit naturellement riche, parce que faire une réserve dans un endroit déjà pourri ça sert à rien du tout », insiste M. Decugis.

« On a beaucoup plus de poissons, plus gros, des espèces en abondance », dans la zone protégée mais aussi aux alentours, poursuit-il, ce que confirment des études scientifiques et expérimentales.

L' »effet réserve » est bien vérifié pour les mérous et les corbs par exemple, et profite particulièrement aux rascasses et aux daurades.

Penser au lendemain

En 2017, une étude de l’Association pour la pêche et les activités maritimes a montré que le revenu par pêche est « significativement plus élevé dans la zone à proximité du cantonnement –partie où la pêche est interdite–, que dans des zones plus distantes ».

« En termes d’image, une profession qui se prend en main, qui pense à son lendemain, c’est très porteur pour les pêcheurs », souvent décriés et montrés du doigt, relève M. Decugis.

Seule ombre au tableau: le cantonnement, « c’est un coffre-fort à ciel ouvert », qui souffre du braconnage, déplore-t-il.

Co-animatrice du site Natura 2000 pour l’agglomération Estérel Côte d’Azur, Julia Toscano participe à des sorties en mer pour surveiller le cantonnement de mai à septembre, et appelle police municipale ou gendarmerie quand elle constate une infraction.

A travers un projet porté par l’Office français pour la biodiversité, l’association du cantonnement de pêche espère obtenir bientôt des caméras « qui nous permettraient de surveiller cette fréquentation et les gens venus pêcher ou chasser, etc ».

Dans la plupart des cas, insiste toutefois Mme Toscano, les prélèvements illégaux sont dus à la « méconnaissance » d’amateurs « partis faire de la pêche de loisirs mais, en étant dans une zone réglementée, ça s’apparente à du braconnage ».

Pour lutter contre cette ignorance, Julia Toscano mise surtout sur la sensibilisation, l’affichage, le dialogue.

Une grosse partie des actions du cantonnement –sur lesquelles plusieurs structures se chevauchent, dont la mairie de Saint-Raphaël, l’association de pêcheurs, ou encore l’agglomération–, porte d’ailleurs sur le balisage sur terre et en mer.

Car la pression touristique s’est accrue sur le site depuis 2019, et notamment la fréquentation des bateaux de plaisance de plus de 24 mètres.

Bancs de poissons et récifs colorés attirent aussi de nombreux plongeurs, une activité qui génère 500.000 euros de chiffre d’affaires annuel pour les clubs de plongée, relève Fabien Rozec, responsable de l’Observatoire marin pour l’agglomération.

Grâce à des fonds européens, le cantonnement de pêche a été équipé de bouées écologiques permettant aux clubs de plongée de ne plus jeter l’ancre. L’objectif, toujours: préserver la biodiversité tout en conservant la manne économique.

« Au fil des ans », assure M. Rozec, les plaisanciers adoptent un comportement plus responsable, par exemple, « en privilégiant l’ancrage sur des poches de sable plutôt que dans l’herbier de posidonie. »

L’expérience du Cap Roux, « c’est un peu ce que veut faire la France avec ses Zones de protection forte (ZPF) où justement il y aura vraiment des aires marines protégées, pas comme aujourd’hui des aires marines de papier sans aucune restriction ou presque », conclut M. Decugis.

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