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Bélarus: face à la contestation, investiture en catimini pour Loukachenko

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Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, confronté à un mouvement de contestation post-électoral inédit, a prêté serment mercredi dans le secret pour un sixième mandat, avant de proclamer que la « révolution » voulue par ses détracteurs a échoué.

« Alexandre Loukachenko a prononcé le serment en langue bélarusse, après quoi il a signé l’acte de prestation de serment, puis la présidente de la Commission électorale (…) lui a remis le certificat de président de la République du Bélarus », a indiqué d’abord l’agence étatique Belta, puis le site de la présidence.

Dans la matinée, les médias indépendants bélarusses et les plateformes de l’opposition avaient spéculé sur une investiture surprise, le cortège présidentiel ayant défilé dans la rue à toute vitesse, l’artère principale de Minsk ayant été fermée au public et les forces de l’ordre ayant été déployées en nombre autour de la présidence.

« Le président sortant qui affirme avoir gagné avec 80% des voix fait de son investiture une opération des services spéciaux, sous protection des forces antiémeutes et dans le secret », a ironisé sur la messagerie Telegram l’un des représentants de l’opposition, Pavel Latouchko, exilé comme beaucoup de ses camarades.

« Révolution de couleur »

Pour les opposants et des médias indépendants, cette cérémonie, qui devait avoir lieu légalement avant le 9 octobre, a été organisée en catimini afin de ne pas servir de catalyseur à une nouvelle grande manifestation.

Selon la présidence, M. Loukachenko a fait état de sa « fierté » dans son discours inaugural devant de hauts responsables triés sur le volet, car selon lui la nation a vaincu les fauteurs de troubles.

Il a affirmé que son pays avait résisté à une « révolution de couleur », surnom donné en ex-URSS aux mouvements populaires qui ont chassé du pouvoir des régimes autoritaire depuis le début des années 2000 en Ukraine, en Géorgie ou encore au Kirghizstan. Pour la Russie et M. Loukachenko, il s’agissait de révoltes fomentées par les Occidentaux.

« Notre Etat était face à un défi sans précédent (…) mais nous sommes parmi les seuls, sinon les seuls, chez qui la +révolution de couleur+ n’a pas fonctionné. C’est le choix des Bélarusses, qui ne voulaient pas la perdition de leur pays », a-t-il dit.

« Nous n’avons pas seulement élu un président, nous avons défendu nos valeurs, la vie dans la paix, la souveraineté et l’indépendance » du pays, a-t-il encore dit.

« Farce »

Le chef de la diplomatie lituanienne, l’un des pays accueillant les opposants bélarusses et que M. Loukachenko accuse de comploter contre lui, a raillé la cérémonie. « Quelle farce. Des élections frauduleuses, une investiture frauduleuse », a écrit sur Twitter Linas Linkevicius.

M. Loukachenko est confronté depuis la présidentielle du 9 août à une contestation inédite, des dizaines de milliers de personnes sortant notamment dans la rue chaque dimanche à Minsk pour dénoncer sa réélection jugée frauduleuse, et cela malgré la répression du mouvement.

Les premiers jours, les manifestations ont été réprimées très violemment et des milliers de personnes ont été arrêtées.

Les figures de l’opposition ont été soit incarcérées, soit contraintes à l’exil ces dernières semaines, comme la candidate Svetlana Tikhanovskaïa, une novice en politique, qui a galvanisé les foules durant la campagne électorale et revendique la victoire au scrutin.

De nombreux journalistes ont aussi fait l’objet d’arrestations, d’intimidations ou de retraits d’accréditation. Mercredi, c’est le rédacteur en chef du site indépendant Nacha Niva qui a été arrêté.

M. Loukachenko, qui accuse les Occidentaux d’avoir orchestré la protestation, a promis une vague réforme constitutionnelle pour répondre à cette crise politique. Mais il a exclu tout dialogue avec les détracteurs du régime qu’il pilote depuis 1994.

La Russie l’a assuré de son soutien, bien que dans les semaines précédents la présidentielle il avait au contraire accusé Moscou de chercher à le chasser du pouvoir pour pouvoir vassaliser son pays.

Les Européens menacent eux de sanctionner Minsk, mais ils n’ont pu encore s’entendre sur des mesures, en raison de divergences internes à l’UE.

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Europe

La Russie occupe toujours 18 % du territoire ukrainien

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La Russie occupe toujours 18 % du territoire ukrainien

En janvier, les Russes ont très légèrement avancé en prenant le contrôle de 278 km2, selon les calculs d’un cartographe français

Au 31 janvier 2023, la Russie occupait toujours 18 % du territoire de l’Ukraine. Ce chiffre est le fruit du travail d’un cartographe français. Les 18,08 % (exactement) du territoire ukrainien représentent 109 105 km2, soit l’équivalent d’une vingtaine de départements français. Au cours du mois de janvier et au prix de pertes colossales, les forces russes sont parvenues à prendre 278 km2 à l’armée ukrainienne. Cette superficie équivaut à un carré de 16 kilomètres de côté, alors que le front entre les deux armées s’étend sur plus de 1 000 kilomètres.

A la veille de l’invasion, le 24 février 2022, et depuis 2014, la Russie contrôlait directement (la Crimée) ou indirectement (une partie du Donbass) 7,15 % du territoire de son voisin. Au maximum de l’offensive russe, fin mars, l’Ukraine avait perdu un quart (25,11 %) de son sol. Puis, après l’échec de l’opération sur Kiev, ce chiffre s’est stabilisé autour de 20-21%, avant de passer à l’automne sous la barre de 18 %, grâce au succès de la double offensive ukrainienne, d’abord vers Kharkhiv, puis vers Kherson. Depuis novembre, la Russie regrignote un peu de terrain, surtout dans le secteur très disputé de Bakhmut.

Dans le détail, la Russie ne contrôle totalement qu’une seule région, la Crimée, et la quasi-totalité d’une autre, l’oblast de Louhansk (97,78 %). Trois sont partiellement occupées : Zaporijjia (72,94 %), Kherson (72,02 %) et Donetsk (56,65 %). Ces quatre derniers oblasts font, sur le papier, partie de la Fédération de Russie depuis leur annexion illégale en septembre. Enfin, les forces russes n’occupent plus qu’une infime partie (1,88 %) de l’oblast de Kharkiv (nord) et 0,56 % de celui de Mykolaïv (sud).

L’objectif de Kiev est de reprendre la totalité de son territoire (603 554 km2), plus vaste que la France : on mesure l’ampleur de la tâche.

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Guerre en Ukraine : Biden dit « non » à l’envoi d’avions de combat

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Guerre en Ukraine : Biden dit « non » à l’envoi d’avions de combat

Berlin a déjà rejeté catégoriquement cette idée, tandis que le président français Emmanuel Macron a estimé prudemment que « par définition, rien (n’était) exclu ».

Joe Biden a opposé ce lundi 30 janvier un refus catégorique à l’idée d’envoyer à l’Ukraine des avions de combat américains de type F-16. « Non », a dit le président américain lorsqu’un journaliste l’a interrogé à la Maison Blanche sur la possibilité de fournir les appareils que réclament les dirigeants ukrainiens.

Les Occidentaux viennent de franchir un palier dans l’aide militaire apportée à l’Ukraine, après que l’Allemagne et les États-Unis ont annoncé l’envoi de chars. Le président Volodymyr Zelensky réclame une assistance encore plus poussée, passant par la livraison de missiles à longue portée et d’avions de combat.

Berlin a déjà rejeté catégoriquement cette idée, tandis que le qu’Emmanuel Macron a estimé prudemment que « par définition, rien (n’était) exclu », tout en assurant que les Ukrainiens ne lui avaient pas fait à ce jour de demande en ce sens.

Une visite prochaine en Pologne

Alors qu’approche le 24 février, qui marquera un an depuis l’invasion de l’Ukraine, Joe Biden n’a pas voulu dire s’il se rendrait en Europe à cette occasion.

Mais il a assuré qu’il irait, sans préciser de date, en Pologne, un pays qui joue un rôle clé dans la réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Je vais aller en Pologne, mais je ne sais pas quand », a-t-il dit aux journalistes, en regagnant Washington après un court déplacement dans la ville de Baltimore (Maryland, est).

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Belgique : trois blessés, dont l’un grièvement, après une attaque au couteau à Bruxelles

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Belgique : trois blessés, dont l'un grièvement, après une attaque au couteau à Bruxelles

Le parquet fédéral a indiqué n’avoir pas été saisi « à ce stade », après une attaque au couteau ce lundi à la station de métro Schuman, à Bruxelles. Un homme de 30 ans a été arrêté par les forces de l’ordre.

Trois personnes ont été blessées dans une attaque au couteau lundi 30 janvier, en fin d’après-midi, dans le métro à Bruxelles, selon un nouveau bilan de la police belge. Le pronostic vital est engagé pour l’une des victimes.

Un homme de 30 ans a été arrêté par les forces de l’ordre. La piste terroriste n’est pas d’actualité.

Une station située près de la Commission européenne

L’attaque est survenue autour de 18 heures dans la station Schuman, située à quelques dizaines de mètres des sièges de la Commission européenne et du Conseil européen. « Mes pensées vont aux victimes (…) Merci à la police pour sa prompte intervention », a indiqué la ministre de l’Intérieur belge, Annelies Verlinden.

Le trafic restait interrompu en début de soirée sur une partie des deux lignes de métro passant par la station Schuman, la police poursuivant son enquête sur place, selon l’opérateur des transports bruxellois (Stib).

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