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Coronavirus

A Paris, derniers « p’tits bonheurs » avant un « confinement inéluctable »

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Tambours, trompettes, tubas : sur un air de fanfare ensoleillé, le printemps semble avoir conquis en avance les quais de Seine bondés… Quand le meneur casse l’enthousiasme des Parisiens : « Pour un éventuel reconfinement, n’oubliez pas de vous procurer notre super CD ! »

L’interlude en dit long sur l’état d’esprit des milliers de flâneurs qui ont envahi les bords de Seine dimanche à Paris. Beaucoup appliquent le même mot d’ordre : « profiter une dernière fois », avant le nouveau tour de vis sanitaire qu’ils croient inévitable.

« On a le soleil, un peu de musique, c’est le combo gagnant avant d’être reconfinés le week-end prochain », savoure Faustine Odin, qui se trémousse joyeusement au côté de son compagnon. « On n’a pas fait une telle bamboche depuis un an », ironise-t-elle, désabusée. 

Pour eux, après Nice et Dunkerque mises sous cloche ce week-end, Paris semble la prochaine ville sur la liste. 

D’autant que les signes avant-coureurs se multiplient. Le Covid-19 et ses variants gagnent inexorablement du terrain en France, si bien que le Premier ministre Jean Castex a demandé aux 20 départements où l’épidémie menace de flamber de renforcer les contrôles, voire d’envisager d’autres mesures. 

D’éventuelles nouvelles restrictions à Paris et en Ile-de-France seront au coeur de réunions prévues lundi. La Mairie de la capitale avait semé le trouble, vendredi, en réclamant un confinement de trois semaines.

« Qu’ils nous confinent pendant trois mois et qu’ils nous vaccinent tous, pour qu’on en parle plus », souffle le compagnon de Faustine, Xavier Jean-Pierre, lassé de « vivoter pour travailler et consommer ».

Face aux innombrables badauds, les forces de l’ordre ont tenté de réguler l’afflux massif sur les quais. Dès 15H00, policiers et gendarmes ont bloqué certains accès : « trop de monde », ont-ils expliqué gentiment.

La préfecture de police a déployé 3.600 policiers et gendarmes dans la métropole pour faire respecter port du masque et couvre-feu.

Entre les bières entre amis, la chicha partagée sur un air de rap, la pizza dévorée en surveillant son marmot en trottinette, les patrouilles ont donc passé leurs temps à rappeler à chacun que toutes les excuses ne sont pas bonnes pour faire bronzer son menton au sortir de l’hiver. Un conseil amical, sans contravention pour la plupart.

« Jusqu’au bout »

Avec son Monaco dans un verre plastique, « Babou », 76 ans, observe ce petit manège. « Bien sûr qu’il faut être prudent », concède cette retraitée qui ne souhaite pas donner son identité. « Mais est-ce que les gens se mettent vraiment en danger? Chaque petit groupe reste entre amis, plutôt assis à bonne distance. »

Malgré son âge, cette ancienne gardienne d’immeuble – qui n’a pas encore réussi à se faire vacciner  -n’a pas pu résister à l’appel des quais. « J’ai entendu qu’ils avaient fermé les bords de la Garonne à Toulouse et je suis venue en me disant que c’est le dernier week-end où on peut en profiter. »

Depuis un an, elle a dû faire une croix sur les activités organisées par la mairie qui lui permettaient de maintenir une vie sociale. « Voir du monde bouger comme ça, c’est mon p’tit bonheur, ça me donne l’impression d’avoir quelques amis », lâche-t-elle pudiquement.

Dès 17H10, la police forme des cordons pour l’évacuation et sort les mégaphones : la foule doit « quitter les quais ». 

« On ne fait rien de mal, donc on va quand même en profiter jusqu’au bout », dit une jeune fille, cocktail à la main, rabrouant ainsi deux agents en rollers avec son plus beau sourire.

Samedi, sur l’ensemble de la France, 58.000 contrôles et 4.300 verbalisations ont été dressés pour non-respect des mesures sanitaires, a indiqué à l’AFP le ministère de l’Intérieur.

Après un pique-nique avec ses amis, Manuel Ausloos observe les bords de Seine se vider docilement : trente minutes plus tard, l’endroit est désert. 

« Le reconfinement me paraît inéluctable, donc le mieux qu’on puisse faire, c’est d’en profiter jusqu’à ce que ça nous tombe dessus », estime le jeune homme de 27 ans.

Déprimé par l’impression de « vivre en sursis depuis des semaines », il réclame lui aussi un confinement total, au-delà des simples week-ends. « Avec toutes ces demi-mesures, on ne comprend plus rien et on n’arrive plus du tout à se projeter. »

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Covid-19 : la France subit toujours la loi de la 3e vague

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Plus de 99.000 morts, près de 6.000 malades Covid-19 soignés en services de réanimation : la France subit toujours la troisième vague de coronavirus et les indicateurs ne montrent pas d’amélioration à l’hôpital, laissant ouvertes les questions sur un relâchement des contraintes à la mi-mai.

Plus de 5.900 patients atteints par le Covid-19 étaient soignés en services de soins critiques lundi, un chiffre qui n’a pas été aussi haut depuis la mi-avril 2020 mais qui devrait encore augmenter dans les jours qui viennent, selon des projections réactualisées de l’Institut Pasteur.

Toutes pathologies confondues, les services de réanimation étaient portés vendredi à une capacité de plus de 8.200 lits en France (contre un peu plus de 5.000 avant la crise), dont 90% occupés, indiquent les derniers chiffres du ministère de la Santé. Mais pour augmenter leurs capacités, les hôpitaux sont contraints de déprogrammer une partie des soins moins urgents.

« On n’est pas au sommet » de la troisième vague, a prévenu Gilles Pialoux, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon à Paris (AP-HP), sur BFM-TV. Avec des mesures qu’il a qualifiées de « freinage lent », « il faut accepter qu’on va vivre probablement un plateau descendant, lentement descendant, avec une saturation des hôpitaux et une réanimation qui va se vider le plus lentement possible », a-t-il ajouté.

Variant brésilien

Le nombre de nouveaux cas s’est stabilisé à un très haut niveau la semaine dernière, avec entre 41.000 et 60.000 tests positifs quotidiens pendant les quatre jours qui ont suivi le week-end prolongé de Pâques.

Au moment où l’Europe enregistre un total de plus d’un million de morts du Covid-19, la France a dépassé lundi les 99.000 personnes décédées depuis le début de l’épidémie et devrait franchir cette semaine la barre symbolique des 100.000 morts, en très grande majorité des personnes âgées, plus fragiles.

Légèrement freiné par la vaccination dans les Ehpad, mais poussé par le variant britannique plus contagieux, le rythme des décès est resté élevé en 2021, avec plus de 11.000 morts en janvier, plus de 10.000 en février et plus de 9.000 en mars.

S’il reste encore très minoritaire en France, le variant brésilien P1, plus contagieux et plus mortel, inquiète les experts, et l’opposition a réclamé la fermeture des liaisons aériennes avec le Brésil, où la situation sanitaire s’est considérablement aggravée.

Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a justifié le maintien de « quelques lignes » avec un protocole sanitaire « renforcé ». « Nous avions avant la pandémie environ 50.000 personnes qui arrivaient par semaine à Roissy. Aujourd’hui c’est 50 par jour », a-t-il assuré sur LCI.

Régionales décalées

Le rythme de la vaccination n’autorise pas à relâcher les efforts. Plus d’une personne majeure sur cinq (21%) a reçu une première dose de vaccin, et un peu plus de 7% a été vacciné avec deux doses. « Pour qu’une population soit protégée », c’est « 80 à 85% de vaccinés dont elle a besoin », rappelle dans Le Parisien le virologue Bruno Lina, membre du Conseil scientifique.

Ce contexte laisse planer l’incertitude sur les conditions dans lesquelles le pays relâchera les contraintes sanitaires à la mi-mai, l’échéance fixée par Emmanuel Macron pour une réouverture progressive et sous contrôle des terrasses de cafés et restaurants et de certains lieux culturels. Un calendrier plus tardif que celui espéré début mars, quand l’exécutif avait laissé espérer un retour à la vie normale à la mi-avril.

Une première étape charnière est attendue le 26 avril, avec le retour en classe pour les enfants du primaire, après trois semaines de fermeture des écoles.

Le Premier ministre Jean Castex va aussi défendre mardi et mercredi devant le Parlement le maintien en juin des élections régionales, « peut-être en décalant » le 2e tour du 20 au 27 juin et donc le premier tour du 13 au 20, a expliqué mardi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand sur RTL.

Après plus de cinq mois de fermeture des lieux culturels et des restaurants, un syndicat du spectacle (Prodiss) a réclamé dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron qu’un protocole de « concert-test » soit enfin validé. Ce dossier est devenu un serpent de mer en France et les premiers calendriers proposés, février et mars, ont tous été repoussés.

« Il est possible de reprendre beaucoup d’activités culturelles sans faire prendre à la population de risques » sanitaires, a insisté de son côté le sénateur Bernard Jomier, en présentant les conclusions d’une mission d’information sur le sujet.

Les sénateurs proposent une réouverture sur mesure et au cas par cas, avec autorisation préfectorale pour garantir un contrôle du protocole sanitaire, plutôt que de procéder secteur par secteur et avec des jauges uniformes.

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Virus: deuxième ramadan sous la pandémie, un million de morts en Europe

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Nombre de pays musulmans entrent mardi dans la période du ramadan, assombri pour la deuxième année consécutive par la pandémie, qui a déjà fait un million de morts en Europe.

Le mois saint de la religion musulmane se déroulera, à partir de mardi ou de mercredi selon les pays, entre restrictions sanitaires et craintes de nouvelles contaminations, notamment sous l’effet de ses traditionnels repas festifs à la fin de la journée de jeûne.

Le jeûne du ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. Durant ce mois, les musulmans doivent notamment s’abstenir de manger et de boire du lever au coucher du soleil.

Dans le pays le plus peuplé du monde arabe, L’Egypte (plus de 100 millions d’habitants), le ramadan débute ce mardi et, négligeant souvent le port du masque ou la distanciation physique, les Cairotes s’affairaient en nombre lundi à leurs derniers achats.

La veille au soir, des enfants grimpaient encore aux arbres pour y accrocher des guirlandes lumineuses et les commerces de proximité arboraient déjà les traditionnels « fanous », lanternes ramadanesques aux couleurs éclatantes.

« Ni rassemblements familiaux, ni prières »

En Tunisie, où le dernier ramadan s’est déroulé en plein confinement général, le gouvernement a dû cette année faire marche arrière sur l’allongement du couvre-feu à 19h et revenir revenu ce week-end à un couvre-feu à 22h, face à une levée de boucliers.

« D’habitude après la rupture du jeûne, on sort, on se balade, on va dans la médina de Tunis, dans le village de Sidi Bou Saïd, on prend l’air, on s’invite, les enfants courent dans les rues », explique Samira Khalifi 45 ans.

« Mais cette année, on aura à peine le temps de faire un petit tour, ca va être triste pénible », continue cette artiste peintre, resserrant son foulard fuchsia.

Au Maroc, des mesures de restriction pour la période (extension du couvre-feu, interdiction de fêtes et de rassemblements etc…) ont été promulguées récemment.

En Syrie, où le conflit est entré en mars dans sa dixième année, le ramadan s’annonce morose, dans un pays en plein effondrement économique et en proie à une inflation galopante. Le gouvernement n’a pas annoncé de nouvelles mesures ni de couvre-feu

« Ce ramadan n’est pas comme les autres. Il n’y ni rassemblements familiaux, ni prière à la mosquée après l’iftar (le repas quotidien de rupture du jeûne, NDLR), ni tentes, ni tables où est disposée la nourriture pour les pauvres comme le veut la tradition », assure Rima Qabalan, une mère de famille de la capitale jordanienne Amman.

Les autorités saoudiennes ont annoncé début avril que seules les personnes vaccinées contre le Covid-19 seraient autorisées à effectuer la omra, le petit pèlerinage à La Mecque, à partir du début du ramadan.

Bientôt 100.000 morts en France

L’Europe a franchi lundi la barre du million de morts du Covid-19, selon un comptage réalisé lundi par l’AFP à partir de bilans fournis par les autorités de santé.

Les 52 pays et territoires de la région (qui va à l’est jusqu’à l’Azerbaïdjan et la Russie) totalisent au moins 1.000.288 décès (pour 46.496.560 cas), devant l’Amérique latine et les Caraïbes (832.577 décès), les Etats-Unis/Canada (585.428 décès) et l’Asie (285.824 décès).

« Nous sommes actuellement à un point critique de la pandémie », a déclaré Maria Van Kerkhove, la responsable technique de la lutte contre le Covid-19 au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), au moment où le bilan dans le monde approche des trois millions de morts (2.937.355 décès).

« La trajectoire de cette pandémie est en pleine expansion. Elle croît de manière exponentielle. Ce n’est pas la situation dans laquelle nous voulons nous trouver 16 mois après le début de la pandémie, alors que nous disposons de mesures de contrôle efficaces », a-t-elle fait valoir.

La vaccination en est une. Les Britanniques ont ainsi réinvesti lundi terrasses de pubs et salons de coiffure grâce à une nette amélioration de la situation sanitaire en Grande-Bretagne permise notammet par une campagne massive de vaccinations.

Le Royaume-Uni a aussi atteint lundi, avec un peu d’avance, son objectif d’offrir avant la mi-avril au moins une première dose de vaccin contre le coronavirus à tous les plus de 50 ans et aux personnes les plus vulnérables ou exposées, a ainsi assuré le gouvernement.

L’Inde en revanche, pays de 1,3 milliard d’habitants, a dépassé lundi le Brésil, devenant le deuxième pays le plus touché par la pandémie.

Il a enregistré une augmentation rapide des nouvelles contaminations ces dernières semaines, portant le nombre total de cas à 13,5 millions, contre 13,48 millions enregistrés au Brésil.

L’Allemagne a pour sa part franchi le seuil des 3 millions de contaminations. « Cette troisième vague est peut-être la plus dure », a commenté lundi la chancelière Angela Merkel, rappelant que la vaccination était « l’arme la plus importante contre le virus ».

Des allègements de restrictions sanitaires sont également attendus cette semaine en Italie, Irlande, Slovénie et Grèce.

La France, frappée par une violente troisième vague, dans une Europe qui connaît des situations contrastées, a dépassé lundi la barre des 99.000 décès depuis le début de l’épidémie, et devrait franchir les 100.000 cette semaine. Le nombre de malades en réanimation, qui continue sa progression, dépasse désormais les 5.900.

 

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Pandémie: les Anglais en terrasses, la France étend la vaccination

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Les Anglais se préparaient lundi à réinvestir terrasses de pubs et salons de coiffure au terme d’un long hiver confiné, tandis que tous les Français âgés de plus de 55 ans sont désormais invités à se faire vacciner.

« Je suis sûr que ce sera un énorme soulagement pour les propriétaires d’entreprises fermées depuis si longtemps et pour tous les autres, c’est l’occasion de recommencer à faire certaines des choses que nous aimons et qui nous ont manqué », s’est réjoui le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Il y a exactement un an, M. Johnson, lui-même contaminé, sortait de l’hôpital après y avoir passé plusieurs jours dont trois nuits en soins intensifs.

La joie de retourner aux terrasses des cafés et restaurants est cependant ternie par la mort du prince Philip, 99 ans, vendredi, qui a plongé le Royaume-Uni dans une période de deuil national qui doit durer jusqu’au jour de ses obsèques, samedi.

Le pays, confiné pour la troisième fois début janvier (avec des régions comme Londres confinées dès la mi-décembre), a vu sa situation sanitaire nettement s’améliorer depuis.

Il compte désormais moins de 3.000 cas et moins de 50 décès par jour. Moins de 3.000 patients atteints du Covid-19 sont traités dans les hôpitaux contre près de 40.000 au pic de janvier.

Il vaccine aussi à tour de bras: près de 60% de la population a reçu une première dose, soit la plus grande partie des moins de 50 ans, les autorités comptant proposer une première dose à l’ensemble des adultes d’ici fin juillet.

Cet objectif a été maintenu malgré les inquiétudes soulevées quant à d’éventuels risques de caillots sanguins liés au vaccin d’AstraZeneca, finalement réservé aux plus de 30 ans par précaution.

Des allègements de restrictions sanitaires sont également attendus cette semaine en Italie, Irlande, Slovénie et Grèce.

L’Allemagne a pour sa part franchi le seuil des 3 millions de contaminations, selon des chiffres publiés lundi par l’autorité nationale de veille sanitaire. La chancelière Angela Merkel s’est à nouveau prononcée au cours du week-end en faveur d’une forme stricte de reconfinement national pour une période assez brève.

Freiner l’épidémie

En France, la vaccination va être élargie dès lundi à toutes les personnes âgées de 55 ans et plus, a annoncé dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran. Elles recevront l’AstraZeneca ou le vaccin de Johnson & Johnson, qui doit être livré à partir de lundi.

La cadence de la campagne vaccinale est un enjeu crucial pour le gouvernement, au moment où la France est frappée par une violente troisième vague.

Mais pour l’épidémiologiste Antoine Flahault, interrogé par le Journal du dimanche, tout miser sur le vaccin pour sortir de la crise s’apparente à « un pari hasardeux. Et risqué ».

Par ailleurs, la vente en pharmacie d’autotests de dépistage du Covid-19 sur prélèvement nasal, pour les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, va être autorisée.

La situation est redevenue très tendue à l’hôpital, conséquence d’une épidémie hors de contrôle en mars, poussée par le variant anglais, plus contagieux, du coronavirus.

Au Brésil, l’un des pays les plus touchés au monde par la pandémie (plus de 353.000 morts à ce jour), la majorité des personnes se trouvant en soins intensifs ont désormais moins de 40 ans, a révélé dimanche une étude de l’Association brésilienne des soins intensifs (AMIB).

« Cette population ne contractait auparavant qu’une forme moins grave de la maladie et n’avait pas besoin de soins intensifs », a expliqué le Dr Ederlon Rezende, coordinateur de l’étude. « Une telle hausse pour ce groupe d’âge est très significative ».

De son côté le Venezuela va produire un vaccin anti-Covid cubain, à hauteur de deux millions de doses par mois, à partir du mois d’août, selon son président Nicolas Maduro.

Ramadan sous contrainte

Des millions de fidèles musulmans s’apprêtent à entrer cette semaine dans le jeûne sacré du ramadan, l’un des cinq piliers de l’islam. Durant ce mois, ils doivent notamment s’abstenir de manger et de boire du lever au coucher du soleil.

Traditionnellement une période de rassemblements, c’est aussi un mois de prières au cours duquel les fidèles convergent en nombre vers les mosquées.

Mais en raison de la pandémie de Covid-19, presque tous les pays musulmans ont imposé des restrictions aux fidèles, leur demandant de prier chez eux, et ont parfois instauré des couvre-feux.

Ces restrictions sanitaires sont soutenues, dans la plupart des cas, par les autorités religieuses.

Les autorités saoudiennes ont ainsi annoncé début avril que seules les personnes vaccinées contre le Covid-19 seraient autorisées à effectuer la omra, le petit pèlerinage à La Mecque, à partir du début du ramadan.

Le ramadan génère habituellement à La Mecque une grande affluence de fidèles venant d’Arabie saoudite et d’autres pays musulmans. Le petit pèlerinage, suspendu en mars 2020 en raison de la pandémie, a repris timidement début octobre avec des mesures de précaution.

Au Japon, où les JO de Tokyo-2020, retardés d’un an en raison de la pandémie, doivent s’ouvrir le 23 juillet, l’heure est également à un durcissement des mesures sanitaires, même si celles-ci demeurent nettement moins sévères que dans d’autres pays.

Elles prévoient notamment la fermeture des restaurants et des bars à 20H00 et des mesures spéciales pour la capitale.

Malgré plusieurs vagues d’infections, le Japon a été relativement épargné jusqu’ici par rapport à d’autres pays, avec quelque 9.300 décès officiellement recensés dans l’archipel depuis janvier 2020.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 2.929.563 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan de l’AFP à partir de sources officielles dimanche.

 

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