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Société

Un jet de farine et une pluie de soutiens pour Olivier Faure à Amiens

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Le premier secrétaire du Parti socialiste a été aspergé de farine par deux hommes cagoulés en marge du défilé du 1er mai. L’incident a suscité une vague de réactions politiques, de l’écologiste Marine Tondelier au président du Rassemblement national Jordan Bardella.

Alors qu’il participait à la manifestation du 1er mai à Amiens, Olivier Faure a été la cible d’une action pour le moins singulière. À l’issue du cortège, deux individus encagoulés ont projeté de la farine sur le dirigeant socialiste. Selon les informations recueillies sur place, ces derniers seraient des militants d’extrême gauche sans attache partisane. Loin de se laisser déstabiliser, le chef de file du PS aurait répondu avec une pointe d’ironie, lançant : « Voilà un anarchiste qui a raté sa vocation de boulanger ! »

Interrogé par la presse régionale, Olivier Faure a qualifié cet acte de « violence symbolique ». Il a fustigé des « anarchistes qui sont partout avec les mêmes sacs de farine, les mêmes histoires, qui se croient malins, intéressants et qui divisent en réalité le monde ouvrier et la gauche elle-même ». Selon lui, ces agissements serviraient même « l’agenda de l’extrême droite ». Sans dramatiser, il a ajouté : « Je les ai trouvés un peu pathétiques. Ce n’est pas grave. Il faut continuer, il faut se battre, il faut faire front. Le vrai combat commence maintenant : nous avons un an pour faire la démonstration que la gauche démocratique, écologiste est en mesure de gouverner ce pays. »

L’incident a rapidement suscité une cascade de messages de solidarité. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a exprimé sur son compte X : « Tout mon soutien à Olivier Faure. En démocratie, on débat, on s’oppose, on se convainc. On n’agresse pas, on n’humilie pas. Le 1er mai est un jour de lutte et de rassemblement. Ces méthodes sont indignes et ne font que nous diviser, au moment où nous avons besoin d’unité. » De manière plus inattendue, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a lui aussi pris la parole : « Soutien à Olivier Faure face à l’agression dont il a été victime aujourd’hui à Amiens. Rien ne justifiera la violence dans le débat public. Ces comportements sectaires et brutaux n’ont pas leur place dans la République. La démocratie exige le respect, même dans le désaccord. »

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