Société
L’Académie des Oscars ferme la porte aux comédiens et scénaristes virtuels
La prestigieuse institution hollywoodienne a dévoilé vendredi un ensemble de règles excluant les performances et les textes générés par intelligence artificielle de la compétition pour ses statuettes dorées.
Dans un communiqué officiel, l’Académie des arts et des sciences du cinéma a précisé que seuls les rôles interprétés par des acteurs humains, dûment crédités au générique et dont le consentement peut être attesté, seront désormais recevables dans les catégories d’interprétation. Les nouvelles directives stipulent également que les scénarios doivent impérativement être rédigés par des auteurs en chair et en os pour prétendre à une nomination.
Cette annonce intervient dans un climat de vives préoccupations autour des usages de l’intelligence artificielle dans le septième art. Quelques jours plus tôt, une version numérisée de Val Kilmer, décédé l’an dernier, avait été dévoilée devant un parterre d’exploitants de salles. L’acteur, rendu célèbre par ses rôles dans « Top Gun » et « The Doors », apparaissait rajeuni dans la bande-annonce du film d’action « As Deep as the Grave ». On pouvait l’entendre prononcer une réplique glaçante à l’adresse d’un autre personnage. Le projet avait reçu l’aval de la famille de l’artiste, qui avait fourni des archives vidéo pour reconstituer son image à différentes époques.
La question de l’intelligence artificielle reste un sujet brûlant à Hollywood. Elle avait été l’un des principaux motifs de discorde lors des grèves de 2023, qui avaient paralysé l’industrie cinématographique américaine. Comédiens et scénaristes avaient alors mis en garde contre une technologie qui, sans garde-fous, pourrait menacer la pérennité même de leurs professions.
Parmi les autres ajustements réglementaires adoptés par l’Académie, une modification notable concerne la procédure de sélection pour le prix du meilleur film international. Jusqu’à présent, seul un film désigné par une commission nationale officielle pouvait concourir, une contrainte qui avait empêché la Palme d’or cannoise « Un simple accident », réalisée par le dissident iranien Jafar Panahi, de représenter la France aux Oscars, la République islamique ayant ignoré cette œuvre.
Désormais, un long métrage en langue étrangère pourra être éligible s’il remporte un prix dans un festival international majeur, comme Cannes, Berlin, Busan, Venise ou Toronto. Dans ce cas, c’est le film lui-même qui sera considéré comme nommé, et non le pays d’origine. Le réalisateur verra son nom gravé sur la plaque de la statuette, aux côtés du titre de l’œuvre et, le cas échéant, du pays représenté.
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