Économie
Pour l’usine de Saint-Gaudens, pas de nationalisation mais un ultimatum du gouvernement avant le 30 septembre
Le gouvernement refuse la nationalisation temporaire réclamée par la présidente de la région Occitanie pour sauver le site de pâte à papier. Il débloque…

Le gouvernement refuse la nationalisation temporaire réclamée par la présidente de la région Occitanie pour sauver le site de pâte à papier. Il débloque deux millions d’euros mais exige du repreneur portugais des engagements solides avant le 30 septembre.
Le ministre de l’Industrie a coupé court aux espoirs d’une nationalisation temporaire. Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, avait réclamé un délai de quatre mois et un passage sous contrôle public pour laisser le nouveau prétendant préparer son dossier. Sébastien Martin estime que cette solution n’est pas la bonne. Il refuse aussi de faire durer une situation que les salariés vivent très mal depuis des mois.
Le gouvernement ne tourne pas le dos au dossier pour autant. Il se dit prêt à financer la poursuite de l’activité à hauteur de deux millions d’euros, mobilisables jusqu’au 30 septembre 2026. Mais en contrepartie, le ministre attend du repreneur portugais, un industriel spécialisé dans la pâte à papier et les produits d’hygiène, des preuves sérieuses. Quels fonds peut-il dégager ? Combien d’emplois va-t-il conserver ? À quelle échéance l’usine pourra-t-elle redémarrer ? Les réponses doivent arriver avant la fin du mois de septembre. Autrement, pas de soutien.
Ce nouvel acteur doit s’intégrer à l’offre portée par la région Occitanie et le groupe Soprema, déjà engagé dans la bataille pour Saint-Gaudens. Le tribunal de commerce doit examiner ce plan prochainement. Une offre présentée par Matthieu Pigasse, soutenue par les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait déjà été rejetée. Derrière, il y a une réalité industrielle lourde. Fibre Excellence possédait les deux dernières grandes usines françaises de pâte à papier. Son actionnaire indonésien a jeté l’éponge après avoir injecté près de 300 millions d’euros sans voir de rentabilité. Le site de Tarascon, lui, a été liquidé. Pour Saint-Gaudens, le temps presse. Les salariés ont besoin d’une issue claire, pas de promesses floues.
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