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Primaire à gauche le compte à rebours qui fâche
Olivier Faure et Marine Tondelier réunissent leurs instances ce mardi pour tenter de sauver un processus de primaire qui patine. Mais entre les refus…


Olivier Faure et Marine Tondelier réunissent leurs instances ce mardi pour tenter de sauver un processus de primaire qui patine. Mais entre les refus internes et les candidatures qui s’affirment, l’unité de la gauche non-mélenchoniste semble plus que jamais fragilisée.
Le PS et les Écologistes sont dans l’impasse. Leur projet de primaire pour désigner un candidat commun à la présidentielle de 2027, hors La France insoumise, est au point mort. Ce mardi, les deux partis convoquent leurs plus hautes instances pour tenter de débloquer la situation avant la pause estivale. Chez les socialistes, un conseil national doit trancher sur la question qui sera soumise au vote des militants le 9 juillet. L’enjeu est simple mais explosif comment choisir le ou la candidate du PS sans se déchirer.
Deux logiques s’affrontent dans le parti. D’un côté, Olivier Faure pousse pour une primaire ouverte avec les Écologistes et les autres forces sociales-démocrates. De l’autre, ses opposants internes, menés par le chef des députés Boris Vallaud, préfèrent un consensus autour du candidat jugé le plus compétitif. Ce pourrait être Raphaël Glucksmann, arrivé en tête des européennes pour la gauche et crédité de 13% dans les sondages. Mais l’eurodéputé refuse toute primaire et compte sur sa dynamique pour s’imposer. L’ancien président François Hollande reste aussi une option pour certains. Pour apaiser les tensions, Faure a proposé une solution à deux étapes d’abord une sélection au sein du PS et de Place publique, puis une primaire élargie. Mais le vainqueur aurait le dernier mot sur sa participation à cette seconde manche.
Marine Tondelier, elle, ne veut pas attendre. La secrétaire nationale des Écologistes a lancé une consultation de ses militants du 1er au 6 juillet pour préparer une campagne autonome si la primaire échoue. Elle est déjà candidate à ce processus de départage. Cette décision fait grincer des dents dans son propre camp. Certains écologistes, comme le sénateur Yannick Jadot, préféreraient soutenir Glucksmann ou même Jean-Luc Mélenchon, qui leur a tendu la main. Ces opposants ont obtenu un conseil fédéral extraordinaire ce mardi pour tenter de reformuler la question posée aux adhérents. Mais Tondelier assure qu’ils ne sont pas majoritaires. Le conseil statutaire du parti a toutefois déjà limité la portée de cette consultation en la qualifiant de simple “enquête d’opinion interne”, sans valeur décisionnelle. La gauche non-mélenchoniste joue son unité à quelques mois de la présidentielle, et le temps presse.





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