Société
Primaire à gauche : le maire PS de Saint-Ouen enterre définitivement l’idée

Alors que les candidatures se multiplient à gauche pour la prochaine présidentielle, Karim Bouamrane estime qu’organiser une primaire est irréaliste à ce stade. Le maire de Saint-Ouen juge le projet trop coûteux et chronophage.
L’organisation d’une primaire pour désigner un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle de 2027 est désormais jugée irréalisable par l’un des cadres du Parti socialiste. Invité sur le plateau de franceinfo dimanche 17 mai, Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen, a indiqué qu’une telle procédure était techniquement impossible à mettre en place dans les délais impartis. Selon lui, la récente démission de Boris Vallaud de la présidence du parti a considérablement affaibli les chances de concrétiser ce projet.
L’édile a précisé que le moment opportun pour envisager une primaire viendrait seulement lorsque la gauche parviendrait à s’accorder sur une méthode, un projet commun et un calendrier précis. Or, a-t-il souligné, aucun de ces éléments n’est aujourd’hui réuni. Interrogé sur sa propre candidature potentielle, Karim Bouamrane a esquivé la question, préférant insister sur la nécessité d’une concertation entre tous les prétendants déclarés. Il a estimé que deux options s’offraient à la gauche : soit définir une méthode rigoureuse et réunir les candidats en conclave, soit laisser chacun se déclarer et laisser les sondages désigner le ou la mieux placée.
Le maire de Saint-Ouen a également critiqué le coût et l’énergie que nécessiterait l’organisation d’une primaire, la jugeant trop gourmande en ressources pour un bénéfice incertain. Dans le même temps, il a vivement attaqué La France insoumise, accusant le parti de Jean-Luc Mélenchon, officiellement candidat depuis le 5 mai, de confondre gentrification et ghettoïsation. Cette charge directe fait écho au bras de fer que mène Karim Bouamrane contre l’enseigne Master Poulet, récemment ouverte à Saint-Ouen. Pour lutter contre la malbouffe et les nuisances, le maire a notamment fait déposer des blocs de béton et des pots de fleurs géants devant les portes du fast-food, afin d’en restreindre l’accès à la clientèle.

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