Société
La bataille pour le Grand Lyon s’engage entre écologistes et droite unie

À quatre mois du scrutin, la présidence de la puissante métropole lyonnaise constitue l’enjeu central des élections locales. Le sortant écologiste Bruno Bernard, candidat à sa réélection, fait face à une coalition de droite menée par l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas.
Bruno Bernard a officialisé sa candidature pour un second mandat à la tête de la Métropole de Lyon. L’écologiste, qui brigue la présidence avec le soutien d’une large union de la gauche, hors La France insoumise, et de la société civile, entend défendre les politiques engagées depuis 2020. Il déplore une campagne marquée, selon lui, par des informations trompeuses et des oppositions systématiques, appelant à un débat centré sur les propositions.
Face à lui, les Républicains se sont rassemblés derrière la cheffe de file Véronique Sarselli, qui conduira la campagne sous la bannière du mouvement « Grand cœur Lyonnais » de Jean-Michel Aulas. Ce dernier, candidat à la mairie de Lyon, apporte son influence et sa notoriété à la coalition de droite. Cette alliance renforce les espoirs de ce camp, où l’on salue une dynamique jugée favorable par ses partisans.
Les études d’opinion réalisées avant la formalisation de cette union donnaient déjà Bruno Bernard en retrait de neuf points au premier tour face à Véronique Sarselli. L’entourage du président sortant reconnaît un handicap mais reste convaincu qu’une remontée est possible, rappelant que les sondages le donnaient également perdant en 2020. Sa stratégie consiste à déplacer le débat vers le bilan et les projets, plutôt que sur une opposition frontale aux écologistes.
L’enjeu dépasse largement la ville de Lyon. La métropole, qui regroupe 58 communes et 1,4 million d’habitants, dispose de compétences étendues en matière de développement économique, de transports, d’action sociale ou de gestion des collèges. Son budget annuel avoisine les quatre milliards d’euros, faisant de sa présidence un levier politique majeur, ce qu’avaient bien perçu les acteurs locaux par le passé.
Le scrutin se jouera ainsi sur deux tableaux étroitement liés. Le résultat dans la ville-centre, où Jean-Michel Aulas affronte le maire sortant Grégory Doucet, pèsera lourdement sur l’issue de la bataille métropolitaine. Les équipes des deux camps écologistes, comme celles de leurs adversaires, coordonnent déjà étroitement leurs efforts, conscientes que leur destin est commun. La campagne s’annonce donc comme un duel en miroir, où chaque victoire locale sera décisive pour le contrôle de l’ensemble.

PolitiqueEn Ligne 7 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 3 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
MondeEn Ligne 5 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
PolitiqueEn Ligne 5 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines
MondeEn Ligne 2 joursHaïti, 2 000 soldats salvadoriens débarquent et brouillent la carte sécuritaire
Faits DiversEn Ligne 5 joursÀ Trappes, un homme tué pour sa couleur de peau et un ministre qui parle d’attentat
Faits DiversEn Ligne 6 joursTrappes, la garde à vue du suspect levée après un examen psychiatrique
SociétéEn Ligne 5 joursLa jeunesse obtient des pistes mais garde la pression
















