Économie
Oliver Blume quitte la direction de Porsche pour se consacrer à Volkswagen

Le président du directoire du constructeur de voitures de sport quitte ses fonctions avec un an d’avance, tandis que son successeur immédiat a été désigné pour piloter la marque confrontée à de multiples défis.
Le départ anticipé d’Oliver Blume de la direction de Porsche a été acté d’un commun accord avec le conseil de surveillance. L’ingénieur de 56 ans, qui occupait cette fonction depuis 2015, va désormais se consacrer exclusivement à la direction du groupe Volkswagen, dont il a pris la tête en 2022. Cette décision intervient dans un contexte où la double responsabilité exercée par M. Blume faisait l’objet de questionnements de la part de certains investisseurs.
Michael Leiters, ancien directeur général du constructeur britannique McLaren Automotive, a été choisi pour reprendre les rênes de Porsche. Ce spécialiste automobile connaît parfaitement la marque pour y avoir débuté sa carrière et y avoir occupé pendant treize ans des fonctions de chef de projet, avant de rejoindre Ferrari puis McLaren.
La situation du constructeur automobile allemand nécessite une attention particulière. Porsche traverse une période complexe marquée par un recul de ses ventes de 6% depuis le début de l’année et la mise en place d’un nouveau plan d’économies, après la suppression de 1.900 postes annoncée en février. L’absence d’usine aux États-Unis expose également la marque aux droits de douane sur les véhicules importés, ce qui affecte sa rentabilité.
La maison mère Volkswagen, dont la restructuration représente un enjeu majeur, fait face à des défis structurels significatifs. Le groupe doit composer avec une concurrence accrue notamment sur le marché chinois, un ralentissement de la demande mondiale et une transition vers l’électrique plus lente qu’anticipée. L’an dernier, Volkswagen avait annoncé son intention de supprimer 35.000 emplois et de cesser la production dans deux sites allemands.
Les perspectives financières de Porsche ont été révisées à la baisse mi-septembre, la marge opérationnelle étant désormais attendue autour de 2%, un niveau inférieur à celui de la marque grand public du groupe. Cette évolution reflète les difficultés auxquelles doit faire face le secteur automobile allemand, pilier historique de l’économie nationale.

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