Économie
Washington annonce une administration transitoire du Venezuela après l’interception de Maduro

Les États-Unis ont confirmé la prise en charge provisoire des affaires vénézuéliennes à la suite d’une opération militaire ayant conduit à l’appréhension du chef de l’État en exercice. La communauté internationale réagit avec une profonde division.
Le gouvernement américain a fait savoir qu’il exercerait une tutelle administrative sur le Venezuela le temps d’organiser un transfert de pouvoir stable. Cette annonce fait suite à une intervention armée menée dans la région de Caracas, qui a abouti à la détention du président Nicolás Maduro et de son épouse. Aucun détail concret n’a été fourni quant aux modalités pratiques de cette supervision.
L’opération, présentée comme le fruit d’une longue préparation, aurait mobilisé un important dispositif aérien. Les autorités américaines affirment que les personnes interpellées, déjà sous le coup d’accusations judiciaires aux États-Unis, n’ont opposé aucune résistance. Elles seraient en route pour être présentées devant la justice fédérale de New York.
La capitale vénézuélienne présentait samedi un visage inhabituel, marqué par le calme et une activité commerciale réduite au strict minimum. Quelques centaines de partisans du pouvoir déchu se sont rassemblés près du palais présidentiel pour exprimer leur soutien, dénonçant une ingérence étrangère.
Les réactions à l’étranger sont contrastées. Plusieurs capitales, dont Moscou et Pékin, ont exprimé leur vive désapprobation, appelant à la libération immédiate des dirigeants vénézuéliens et au respect de la souveraineté nationale. D’autres voix, à l’instar de celles de Jérusalem et de Rome, ont au contraire salué l’initiative américaine. Les institutions européennes, quant à elles, ont principalement insisté sur la nécessité de préserver les fondements du droit international.
L’exécutif vénézuélien, dans un communiqué, a dénoncé une manœuvre visant à s’emparer des richesses naturelles du pays. Parallèlement, la perspective d’un retour des entreprises pétrolières américaines sur le sol vénézuélien a été évoquée par la Maison Blanche, bien que les sanctions économiques restent officiellement en vigueur.
La situation politique interne apparaît incertaine. Si la principale figure de l’opposition a salué un tournant, elle s’est vu écartée par Washington comme potentielle successeure, les autorités américaines jugeant son manque de soutien interne rédhibitoire. Les discussions semblent désormais s’orienter vers d’autres acteurs pour assurer la future gouvernance du pays.

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