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Villeurbanne dans l’ombre : des centaines de lampadaires éteints à cause de la rapacité des voleurs

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Depuis février, des malfaiteurs dérobent massivement les câbles d’éclairage public de la commune, plongeant près d’une centaine de rues dans l’obscurité totale. Le préjudice, estimé à 160 000 euros, témoigne de l’ampleur d’un phénomène qui touche l’ensemble du territoire.

La ville de Villeurbanne, dans le Rhône, fait face à une vague de délinquance inédite qui prive ses habitants de lumière. Depuis le début de l’année, des individus s’en prennent systématiquement au réseau d’éclairage public pour en récupérer le cuivre, un métal dont le cours ne cesse de grimper. Cette activité illicite a déjà provoqué l’extinction de plusieurs quartiers à la tombée de la nuit.

Les services techniques municipaux estiment qu’entre dix et quinze kilomètres de câbles ont été dérobés. Le responsable de l’éclairage public confie n’avoir jamais été confronté à une telle situation en vingt-cinq ans de carrière. Il précise que chaque vol dans une rue affecte également les voies adjacentes, créant des poches d’ombre étendues. La facilité d’exécution de ces larcins explique leur répétition. Un simple outil permet de soulever les tampons d’accès visibles sur les trottoirs, de tirer les câbles et de les sectionner. Le cuivre ainsi récolté est ensuite fondu et écoulé, notamment vers des marchés d’Europe de l’Est où la régulation est plus laxiste. La valeur de ce métal a bondi de vingt pour cent en un an, atteignant 12 000 euros la tonne.

Cette situation pèse lourdement sur les finances de la municipalité. Les agents ont déjà consacré plus de cinq cents heures à remplacer les installations endommagées. L’élue chargée de la mobilité et des espaces publics chiffre le coût pour le contribuable entre 100 000 et 160 000 euros, une somme jugée très conséquente. Pour endiguer ce fléau, la mairie, qui a déposé plainte, explore plusieurs pistes. Le renforcement des serrures et le coulage de béton sur les trappes font partie des solutions envisagées pour sécuriser les 9 000 points d’accès du réseau. Si un individu a été pris en flagrant délit début mai, les vols persistent, laissant supposer l’action d’une organisation structurée. Les riverains, privés de lumière, subissent au quotidien les conséquences de ces actes.

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