Société
Une mise en scène trouble devant le domicile d’Estrosi
_**L’enquête sur la déposition d’une tête de porc et d’une affiche injurieuse à Nice a conduit à deux mises en examen. Les investigations laissent entrevoir des manœuvres dont l’origine et les motivations restent à élucider.**_
Deux individus ont été déférés devant la justice et écroués vendredi soir dans le cadre de l’enquête sur les faits survenus fin février au domicile du maire de Nice. Les deux hommes, de nationalité tunisienne, font l’objet de poursuites pour violences aggravées envers un élu, ainsi que pour provocation publique à la haine.
L’affaire remonte à la découverte, devant l’habitation de Christian Estrosi, d’une tête de porc sectionnée et d’une pancarte arborant une étoile de David accompagnée d’une insulte. Le parquet de Nice a indiqué que l’examen des images de vidéosurveillance avait permis d’observer un individu vêtu de noir déposer les objets. L’identification d’un véhicule a par ailleurs suggéré la possible implication de quatre personnes.
Le premier mis en cause, localisé à Nice, a été interpellé le 4 mars. Titulaire d’un récépissé de demande d’asile et se présentant comme docteur en informatique, il avait déjà fait l’objet de condamnations pour des faits de vol. Le second, interpellé en Seine-et-Marne, était en situation irrégulière sur le territoire et connu des services de justice pour des infractions liées aux stupéfiants. Selon les déclarations du procureur, le premier conteste toute participation, tandis que le second reconnaît certains actes préparatoires mais nie une implication directe.
L’instruction a pris une tournure particulière avec l’émergence d’éléments évoquant des manœuvres troubles. Une source judiciaire a évoqué une « dimension de manipulation », tout en précisant qu’il était prématuré d’en déterminer les tenants et aboutissants. Des informations de presse ont par ailleurs fait état de liens entre l’un des suspects et l’équipe de campagne du maire sortant, ainsi que de communications téléphoniques avec un membre de son cabinet.
Sur les réseaux sociaux, Christian Estrosi s’est dit victime d’une « barbouzerie inédite », affirmant qu’un des mis en cause avait tenté de s’infiltrer dans son entourage. Son avocat a confirmé que l’élu se constituait partie civile dans cette procédure. L’enquête se poursuit pour déterminer la nature exacte des faits et l’éventuelle existence d’une orchestration.
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