Monde
L’extrême droite britannique défile en force dans les rues de Londres
Des dizaines de milliers de partisans du militant anti-immigration Tommy Robinson ont investi le centre de Londres samedi, tandis qu’une contre-manifestation propalestinienne se déroulait sans heurts majeurs.
La capitale britannique a été le théâtre d’une mobilisation d’ampleur des sympathisants de Stephen Yaxley-Lennon, plus connu sous le nom de Tommy Robinson. Arborant massivement l’Union Jack, les participants à ce rassemblement baptisé « Unite The Kingdom » se sont rassemblés sur l’esplanade jouxtant le Parlement pour écouter discours de militants d’extrême droite, prestations musicales et prédications chrétiennes. Les forces de l’ordre, qui avaient déployé près de quatre mille agents et un dispositif exceptionnel incluant véhicules blindés, drones et hélicoptères, ont procédé à trente et une arrestations sans signaler d’incident majeur.
La manifestation, qui ambitionnait de renouveler le succès de celle de septembre ayant attiré jusqu’à cent cinquante mille personnes, s’est déroulée alors que se disputait la finale de la Coupe d’Angleterre au stade de Wembley. Bien que non affiliée au parti Reform UK de Nigel Farage, cette démonstration de force intervient une semaine après les succès électoraux de cette formation politique, désormais en tête des intentions de vote pour les prochaines élections législatives. Parmi les orateurs figuraient des militantes du collectif identitaire français Némésis, vêtues de niqabs pour dénoncer la progression de l’islamisme en Europe.
Dans les rangs des manifestants, certains arboraient des croix et des portraits du Christ, tandis que d’autres, parés de tuniques et de heaumes de chevaliers, appelaient à un nouvel esprit de croisade. Un retraité de quatre-vingt-un ans, Dennis Evans, s’est déclaré satisfait de voir ses idées gagner en audience tout en estimant que les politiques proposées demeuraient insuffisamment radicales. Une femme de soixante-six ans venue du nord de l’Angleterre a exprimé son inquiétude face aux traversées migratoires de la Manche, plaidant pour une protection renforcée des frontières.
Le Premier ministre Keir Starmer avait qualifié vendredi les organisateurs de « voyous » et de « racistes condamnés » semant la haine et la division. Downing Street avait par ailleurs annoncé l’interdiction d’entrée sur le territoire britannique de onze agitateurs étrangers d’extrême droite. En parallèle, plusieurs milliers de participants à une marche propalestinienne ont défilé pour commémorer la Nakba, scandant des slogans hostiles à l’extrême droite et agitant des drapeaux palestiniens. La police londonienne avait promis d’interpeller toute personne proférant des appels à l’intifada mondialisée.
Ces rassemblements interviennent alors que le Royaume-Uni a relevé son niveau de menace terroriste à « sévère » début mai, invoquant une recrudescence des risques islamistes et d’extrême droite. Cette décision faisait suite à une agression au couteau contre deux hommes juifs dans le quartier londonien de Golders Green et à une série d’incendies à caractère antisémite dans le nord de la capitale.
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