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La France accélère le transfert des orques d’Antibes vers l’Espagne

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Face à la dégradation des installations du Marineland, fermé depuis janvier, le gouvernement juge impératif d’évacuer les deux cétacés vers un parc espagnol, une décision vivement contestée par les associations de protection animale.

Les autorités françaises ont annoncé leur intention de procéder rapidement au déplacement des deux orques du Marineland d’Antibes, un établissement désormais fermé. Dans une déclaration au quotidien régional, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a évoqué une situation d’urgence justifiant une action immédiate. Depuis la cessation d’activité du parc aquatique en janvier 2025, deux orques et une douzaine de dauphins sont maintenus sur place, dans des bassins dont l’état se détériore. L’avenir de ces animaux fait l’objet de vifs débats.

Le ministre a souligné l’absence d’alternative face au risque de dégradation des infrastructures. Il a précisé que toutes les autorisations administratives nécessaires avaient été obtenues et que le transfert vers l’Espagne pourrait intervenir dans les semaines à venir, à condition que l’exploitant du parc, le groupe espagnol Parques Reunidos, et les établissements d’accueil parviennent à un accord. Le projet prévoit d’envoyer les deux orques, la femelle Wikie et son fils Keijo, âgés de 24 et 12 ans, vers le parc Loro Parque, situé aux îles Canaries et géré par une société concurrente.

Cette perspective suscite une vive opposition de la part des défenseurs de la cause animale. L’ONG Sea Shepherd a dénoncé une décision dictée par des intérêts commerciaux, estimant que le groupe propriétaire cherche avant tout à libérer le terrain pour d’autres projets lucratifs. L’association affirme que les bassins d’Antibes sont aujourd’hui plus stables que jamais et que l’urgence invoquée par le ministre n’est pas fondée. Elle milite en faveur d’une solution alternative, comme l’accueil des cétacés dans des sanctuaires offrant un environnement semi-naturel.

Le ministre Lefèvre, qui doit se rendre sur place pour rencontrer la direction et le personnel du Marineland, maintient sa position. Il considère que le risque d’un effondrement des bassins est réel et qu’il ne peut être pris à la légère. Pour les dauphins, la situation est jugée moins critique. Leur transfert pourrait être différé jusqu’à l’achèvement, prévu pour 2027, d’un nouveau bassin en cours de construction au ZooParc de Beauval, dans le centre-ouest de la France.

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