Monde
Une Australienne condamnée pour empoisonnement avait ciblé son mari à plusieurs reprises

Avant de tuer trois membres de sa belle-famille avec des champignons toxiques, cette passionnée de cuisine avait tenté d’éliminer son conjoint par des plats contaminés.
Les faits révélés par la justice australienne dévoilent une affaire criminelle complexe où la cuisine servait d’arme. La condamnation récente d’une femme pour le meurtre de trois proches à l’aide d’un plat aux champignons vénéneux cache en réalité une série de tentatives antérieures visant son propre mari. Les éléments judiciaires, longtemps gardés secrets pour préserver l’équité du procès, ont finalement été rendus publics.
L’intéressée, reconnue coupable en juillet dernier, avait préparé en 2023 un bœuf Wellington contenant des amanites phalloïdes, causant le décès de ses beaux-parents et d’une tante. Son époux, absent ce jour-là, avait échappé au sort tragique réservé à sa famille. Pourtant, les enquêteurs ont établi qu’il figurait parmi les premières cibles présumées de son ex-compagne.
Selon les éléments du dossier, trois épisodes distincts entre 2021 et 2022 auraient vu l’homme souffrir de graves intoxications après avoir consommé des plats préparés par celle-ci. Des pâtes à la bolognaise, un poulet korma et un wrap aux légumes auraient successivement provoqué des troubles nécessitant des hospitalisations. Lors d’un séjour en plein air, l’individu avait même sombré dans le coma après avoir ingéré un curry suspect, subissant par la suite une intervention chirurgicale d’urgence.
Les déclarations du mari lors des audiences préliminaires montrent une méfiance grandissante. Il avait notamment refusé de consommer des biscuits maison proposés par son ex-épouse, craignant un nouvel empoisonnement. Ses proches ont confirmé ses soupçons, révélant qu’il avait évoqué devant eux la possibilité d’actes volontaires après les intoxications répétées.
Bien que ces accusations aient été écartées avant l’ouverture du procès principal, leur divulgation éclaire d’un jour nouveau le profil de la condamnée. La sentence définitive, attendue pour la fin août, pourrait aboutir à une peine de prison à perpétuité. L’affaire, suivie avec attention par la presse internationale, soulève des questions troublantes sur les mécanismes psychologiques à l’œuvre dans ce dossier hors norme.

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