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Un an de mandat, un bilan militaire comparable à un quadriennal

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Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche s’est traduit par un recours intensif à la force armée. Selon les données d’une organisation non gouvernementale, le rythme des interventions aériennes américaines sous son administration égale presque celui de l’ensemble du précédent mandat.

Les forces armées des États-Unis ont conduit près de sept cents frappes aériennes ou opérations de drones au cours des douze premiers mois de la seconde présidence de Donald Trump. Ce chiffre, établi par une organisation non gouvernementale spécialisée dans le recensement des conflits, se rapproche du total enregistré pendant les quatre années de la présidence de son prédécesseur. L’offensive menée au Venezuela début janvier, qui a accompagné la capture de l’ancien dirigeant Nicolás Maduro, a notablement contribué à ce bilan.

L’analyse révèle une nette préférence pour des actions menées de manière unilatérale, sans le cadre d’une coalition internationale. Cette approche distingue la stratégie actuelle de celle de l’administration précédente. Le théâtre d’opérations le plus actif reste la péninsule arabique, où la majorité des frappes visent des positions tenues par le mouvement houthiste au Yémen. La Corne de l’Afrique, en particulier la Somalie, constitue un autre foyer d’intervention régulier contre des groupes islamistes.

Les engagements américains se sont également étendus à d’autres régions, incluant des frappes au Nigeria, en Syrie, en Irak et en Iran. Parallèlement, une campagne distincte ciblant des embarcations suspectées de trafic de stupéfiants se poursuit dans les eaux des Caraïbes et du Pacifique depuis plusieurs mois. Selon les estimations de l’ONG, ces différentes opérations auraient entraîné la mort de plus d’un millier de personnes, parmi lesquelles des civils.

Cette fréquence élevée d’interventions militaires directes interroge sur l’évolution de la doctrine stratégique américaine. Une responsable de l’organisation observatrice a exprimé des réserves quant à cette pratique, estimant qu’elle semblait s’affranchir des cadres juridiques internationaux traditionnels et du principe d’alliances multilatérales. Elle a relevé que la référence à une « morale personnelle » comme seul guide posait question quant au respect des normes établies.

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